Association étudiante libérale d'inspiration flamande, fondée à Gand en 1930 puis à Bruxelles en 1937. La LVSV s'est présentée tour à tour comme une organisation flamande, humaniste, libérale et axée sur les étudiants
Cercle politique valorisant les idéaux de gauches, principalement socialiste
En 1984, la Ligue change de nom et devient le Parti ouvrier socialiste (POS), en 2005, et jusqu'en 2017, la Ligue communiste révolutionnaire, et enfin la Gauche anticapitaliste
Fondé au cours de l'année académique 1835-1836, le groupe constitue le premier cercle étudiant de l'Université de Belgique, ainsi que la première association politique libérale du pays.
Groupe maoïste fondé par Robert Fuss
Cercle politique étudiant se réclamant de la gauche progressiste. Il est indépendant de tout parti politique. Il se présente comme une agora dédiée à la réflexion politique ouverte et alternative.
Créé en 1997, le Cercle républicain a pour but de défendre et de promouvoir les valeurs républicaines de liberté, d'égalité, de solidarité et de laïcité. Les conférences représentent la majeure partie des activités du cercle.
Créé en 1974, le Front de la jeunesse s'est constitué autour de la revue "Europe-magazine". Le FJ s'est ensuite implanté dans les autres universités.
Le Groupement a été constitué durant l'année académique 1924-1925 sous la présidence de Maurice Bourquin, professeur à l'Université. Le groupe a pour objet de répandre dans l'opinion une connaissance plus approfondie des principes de la Société des Nations.
Créé en 1925 par l'étudiant en médecine L. Flion pour regrouper les étudiants qui s'intéressent aux questions coloniales.
Fondé au cours de l’année académique 1973-1974 par des étudiants de la Faculté de Philosophie, ce comité trouve son origine dans la réforme militaire proposée par Van Den Boeynants
"Coordination libertaire à l'ULB"
Créé en réaction aux étudiants légionnaires
Mouvement étudiant spontané créé au début de l'année 1974 à l'Université libre de Bruxelles
Créée en 1939 par des militants révolutionnaires juifs, Solidarité juive, (Sol) s’est associée en 1969 à l’Union Sportive des Jeunes Juifs (USJJ), à l’Amicale des Moniteurs de ses colonies de vacances, ainsi qu’au Comité des Parents et Amis de l’Union des Jeunes Juifs Progressistes, pour former l’UPJB.
Mouvement pacifiste ayant pour but la paix, la fin de la guerre au Vietnam, l'abolition des pactes militaires.
Créé en 1973 au lendemain du coup d'état au Chili. Ce comité a adhéré au "Comité National Chili" qui groupe les organisations politiques, syndicales et humanitaires ayant exprimé leur solidarité avec le peuple chilien
Le TPO est un parti politique d'extrême gauche belge. Il change de nom en 1979 pour devenir Parti du travail en Belgique (PTB)
L'Union des Etudiants Juifs de Belgique (UJB) a été fondée par une cinquantaine de jeunes Juifs belges après la Seconde Guerre Mondiale.
A partir de 1948, l'UEJB publie un magazine: le Kadima.
Les objectifs de l'UEJB sont le soutien aux jeunes étudiants Juifs de Belgique, l'organisation d'activités culturelles, récréatives et militantes ainsi que l'éducation des jeunes au sens large en vue de les aider à devenir des citoyens responsables, actifs, critiques et solidaires.
Le Comité est né à l’ULB de la rencontre entre des étudiants en journalisme parti dans un camp de Croatie et d’autres, issus de divers horizons, préoccupés par la situation en ex-Yougoslavie
Le Parti libéral a été fusionné pour créer le Parti de la libérté et du progrès en 1961.
Le Groupe marxiste internationaliste est issu d'une scission de la "Ligue révolutionnaire des travailleurs"
L'UNEC est la branche de la Jeunesse Communiste qui agit au sein des universités
Section ulbiste de l'Union nationale des étudiants communistes (UNEC)
Association post-facultaire
L'association a pour objet social la défense et la propagation du libre examen ainsi que de l'esprit de fraternité. Elle met en avant en récompensant les personnes qui ont œuvré au prestige des Universités libres de Bruxelles (ULB et VUB).
Association post-facultaire
Groupe littéraire bruxellois et revue littéraire, fondés par Paul Vanderborght en 1921. La revue connaîtra 4 numéros. Le nom "Lanterne sourde" est inventé par Charles Plisnier.
Association post-facultaire
Association post-facultaire
La Société belge de Biologie est fondée en 1919. Elle est une filiale de la Société de Biologie, dont le siège se trouve à Paris. Les activités principales de la Société belge étaient, d’une part l’organisation de réunions visant à présenter les recherches des membres et d’autre part la correction des « notes » présentées en séances en vue de leurs publications dans les Comptes-rendus des séances de la Société de biologie et de ses filiales. La filiale belge compte environ 160 membres issus du personnel académique universitaire, du supérieur non universitaire et des centres de recherche scientifique belges. Elle était financée par la Fondation Universitaire. Les séances de la Société se déroulaient dans les auditoires de la Fondation. Elles avaient lieu un samedi par mois. Les demandes de présentation des « notes » des chercheurs se faisaient en amont des séances, auprès du secrétaire.
La Société de Biologie, dont le siège se trouve à Paris, est quant à elle fondée en 1848. Elle est toujours en activité de nos jours. C’est cette société fédératrice qui s’occupe de publier les Comptes-rendus de la Société de Biologie, ainsi que ceux des autres filiales. Les travaux de la filiale belge intègrent les Comptes-rendus à partir de 1919, au moment de la création de cette dernière. Dans le fonds d'archives, ce lien de filiation est matérialisé par la correspondance entre le secrétaire de la Société belge et Jean Roche, le secrétaire général de la Société.
La Société entretient également des liens avec la Faculté de médecine de l’ULB. La bibliothèque de la Faculté héberge la bibliothèque de la Société. Les Comptes-rendus étaient également envoyés et conservés physiquement dans cette bibliothèque. La Société ne peut cependant pas envoyer ces Comptes-rendus à d’autres bibliothèques étrangères, car c’est la Société mère qui possède les droits de diffusion du périodique.
Les activités principales de la Société belge étaient, d’une part l’organisation de réunions visant à présenter les recherches des membres et d’autre part la correction des « notes » présentées en séances en vue de leurs publications dans les Comptes-rendus des séances de la Société de biologie et de ses filiales. Les demandes de présentation des « notes » des chercheurs se faisaient en amont des séances, auprès du secrétaire.
La Société ne peut cependant pas envoyer ces Comptes-rendus à d’autres bibliothèques étrangères, car c’est la Société de Biologie de Paris qui possède les droits de diffusion du périodique.
Collectif créé en 1979
Cercle créé en 1977 et ayant pour objectif de promouvoir la construction d'une organisation médico-sanitaire de caractère global, accessible à tous sans obstacles.
Ce service, directement rattaché aux autorités de l'Université, est chargé de la gestion des risques au travail comme les accidents et les incendies. L'approche du service est préventive, il s'agit d'identifier les dangers et d'évaluer les risques dans l'objectif d'éviter les dommages.
Créée en 2014, ULB-Coopération est l’ONG de l’Université libre de Bruxelles. Elle résulte du rapprochement entre le CEMUBAC, le SLCD et le SEDIF, ainsi que d’une collaboration étroite avec l’Université.
En janvier 2026, l’ONG de l’ULB s’associe à celle de l'Université de Liège (Eclosio) et à l'Université de Mons pour créer Ucoopia, première ONG interuniversitaire d’Europe.
Cercle des étudiants de la région de Chimay
La Fondation archéologique est créée en 1930 par Georges Smets, Léon Leclere et Hubert Philippart, dans le but de favoriser l’étude de l’archéologie classique. Elle se donne pour mission de soutenir cette discipline notamment par la constitution de collections d’étude (ouvrages, clichés, documents) et par l’octroi de bourses de voyage ou de séjour en Grèce ainsi que dans les principaux centres archéologiques d’Europe.
En 2005, elle change de dénomination et devient la Société d’archéologie classique et byzantine.
Le Centre d'études canadiennes (CEC) a été fondé en 1982 par le professeur Ginette Kurgan-van Hentenryk. En 2008, Le Centre d’études nord-américaines de l’ULB (CENA) lui succède.
Fondé par Lambros Couloubaritsis.
Groupe interdisciplinaire fondé en 1974 par Roland Mortier et Hervé Hasquin.
Centre d'Histoire des Sciences et des Techniques reconnu par le Conseil de la Recherche de l'ULB. L'association à pour objectif la promotion de l'étude de l'activité scientifiques dans son contexte historique, avec une attention particulière pour les disciplines mathématiques et apparentées.
Fondé en 1960, le Muséum de Zoologie compte aujourd'hui plusieurs milliers de spécimens.
Centre de planning familial créé en 1968 par Marc Abramowicz. Dès 1964, le planning la Famille heureuse (premier planning familial francophone de Belgique) avait établi une antenne sur le campus de l'ULB.
Section de Droit maritime établie en 1922 grâce à la Fondation Sheid.
« École Nationale Supérieure d’Architecture et des Arts Décoratifs (ENSAAD) – La Cambre », est l’intitulé donné en 1936 à l’Institut supérieur des arts décoratifs (ISAD) - La Cambre, suite à la reconnaissance légale du diplôme d’architecte institué par arrêté royal, le 5 mai 1936). Cette mutation de l’« Institut » en « École nationale » affirme la dimension étatique et officielle de l’enseignement qui y est dispensé, mais ce nouvel intitulé met également en exergue la discipline « architecture ». Ainsi était affirmé la dimension d’une école d’état concurrençant l’enseignement de l’architecture promulgué jusqu’alors dans les autres filières d’enseignement : les académies des Beaux-Arts, relevant des villes, les Instituts Saint Luc, relevant de l’enseignement catholique, mais aussi les facultés des sciences appliqués relevant des universités.
La reconnaissance du diplôme d’architecte était l’aboutissement de près d’un siècle de lobbying par les architectes professionnels organisés en sociétés dans tout le pays et tout particulièrement porté par la Société Centrale d’Architecture de Belgique. C’était aussi la première étape vers une régulation officielle de la profession. A côté de la reconnaissance du diplôme, la profession militait aussi pour la protection du titre d’architecte et la reconnaissance légale de l’exercice de la profession d’architecte. Ceci aboutira à la loi du 20 février 1939. Il est utile de rappeler qu’avant cette date, quiconque pouvait se dire architecte, car l’accès à la profession n’était pas régi par le législateur.
Ces changements coïncident aussi avec un changement de direction, Henry Van de Velde cédant la même année (1936) la direction de l’institut à l’écrivain Herman Terlinck, après 9 ans à ce poste. Terlinck faisait partie du corps enseignant depuis la fondation en 1927 et assurait le cours de théorie et pratique du théâtre. Il assurera la direction de l’école durant l’occupation en jusqu’en 1950. Par ailleurs, pour répondre à l’accroissement du nombre d’étudiants inscrits, le nombre de professeurs d’architecture doit suivre et Victor Bourgeois et Jean-Jules Eggericx sont rejoints par deux nouveaux collèges et confrères : Jean De Ligne et Charles Van Nueten, puis dès 1947 par Robert Puttemans.
Ensuite, dès 1940, ceux-ci sont rejoint par l’architecte Louis Hermans De Koninck (1896-1984). Celui-ci marque profondément l’enseignement du projet d’architecture par la pédagogie novatrice qu’il met en place pour les deux premières années et qui affecteront durablement des générations, mais aussi la pédagogie du projet. S’appuyant sur les évolutions pédagogiques notamment préconisées par le Docteur Decroly, l’étudiant y était responsabilisé pour effectuer ses recherches, le rôle du maître se limitant à le guider et à l’orienter dans ses travaux. Cette approche pédagogique se révèlera une force et une caractéristique de l’institut et l’esprit perdurera au-delà de la vie de l’institut et jusqu’à la Faculté d’architecture de l’ULB.
Dans le contexte des nombreux enjeux urbains de l’après-guerre, l’Ecole se dote, en 1946, d’un enseignement complémentaire en urbanisme : l’Institut d’urbanisme de La Cambre. Il permet aux jeunes diplômés de parfaire et approfondir leurs connaissances en matière d’urbanisme et de compléter leur titre d’architecte par celui d’urbaniste. L’enseignement y est assuré par Jean de Ligne et Jean-Jules Eggericx. Faisant sans doute double emploi avec l’institut d’urbanisme de l’ULB, cet institut fermera en 1980 dans le contexte de réorganisation des études d’architecture.
L’organisation de l’enseignement de l’architecture sera régulé à l’échelle nationale par l’Arrêté du régent du 18 novembre 1949. La formation d’architecte passe de sept à cinq années d’études, et le niveau est reconnu par l’appellation « École supérieure d’architecture ». Cette année est aussi marquée par le départ à la retraite de Jean-Jules Exggericx qui avait enseigné le projet depuis 1929 et l’urbanisme entre 1947 et 1949.
1950-1964
En 1950 l’architecte anversois Léon Stynen, qui n’enseignait pas à La Cambre, est appelé à remplacer Herman Terlinck comme directeur de l’École. Il reste à ce poste jusqu’en 1964. En 1953, l’architecte Marcel Gerard intègre le corps enseignant comme professeur du projet d’architecture. Un poste qu’il assure jusqu’en 1973.
En 1956, Jean de Ligne, qui avait enseigné le projet d’architecture depuis 1936, part à la retraite. En 1962, Victor Bourgeois, prend sa retraite et l’architecte Jacques Wybauw est engagé comme nouveau enseignant du projet d’architecture, un poste qu’il assuré jusqu’en 1973. L’architecte Peter Callebout, rejoint également les enseignants du projet cette année-là et reste en poste jusqu’en 1965.
1964-1979
En 1964 l’historien de l’art Robert Delevoye remplace Léon Stynen à la direction de l’Ecole. Il y avait enseigné à La Cambre depuis 1946 en ayant la charge du cours d’histoire de l’art et esthétique. Il avait aussi donné le cours d’esthétique industrielle entre 1955 et 1964.
En 1965 ou 1967, l’ENSAAD change de dénomination et devient l’Ecole nationale supérieure d’architecture et des arts visuels (ENSAAV) de La Cambre. Le remplacement de la terminologie « arts décoratifs » par « arts visuels » témoigne de la volonté de l’école de s’ouvrir plus largement à toutes les formes d’art, dont celles plus récentes basées sur des supports technologiques nouveaux (film, BD,…). Le terme « arts décoratifs » paraissait à l’époque insuffisant à cet égard et sans doute aussi trop fortement connoté comme relevant d’un niveau créatif superficiel et mineur.
L’architecte Charles Van Nueten, qui avait enseigné le projet d’architecture depuis 1936 reste en poste jusqu’en 1966. Cette même année, à la suite de son départ à la retraite, il est remplacé par l’architecte Paul-Emile Vincent. À partir de 1965, l’établissement se structure en plusieurs Instituts dirigés chacun par un doyen : Paul-Emile Vincent est désigné Doyen de l’Institut supérieur d’architecture tandis qu’Emile Parent est doyen de l’Institut supérieur d’urbanisme.
En 1967, l’architecte Jacques Dolphyn, intègre le corps enseignant comme professeur de projet d’architecture. L’année suivante est marquée par le départ à la retraite de Robert Puttemans qui avait assuré l’atelier du projet d’architecture depuis 1947. L’architecte Maxime Wynants intègre de corps académique pour assurer l’enseignement du projet d’architecture entre 1970 et 1973. En 1974, Louis-Herman de Koninck prend sa retraite. Le corps des enseignants du projet est ensuite élargi par Gérard De Brigode et Marcel Pesleux, ainsi que par Wen Li Kao - la première femme architecte engagée pour l’enseignante du projet d’architecture à l’Ecole.
En 1977, la formation d’architecte en Belgique quitte la tutelle du Ministère de la Culture et passe à celle du Ministère de l’Education Nationale où elle sera désignée comme un « enseignement supérieur artistique de type long de niveau universitaire ». Ceci amène plusieurs changements. Tout d’abord, l’examen d’entrée aux études d’architecture est supprimé. Par conséquent l’encadrement des étudiants est établi de manière proportionnelle à leur nombre. Chaque année comporte un certain nombre d'heures de cours, auxquelles s’ajoutent les heures des stages obligatoires, et les heures de préparation du travail de fin d’études. Le diplôme d’architecte est octroyé au bout de 5 années d’études, dont 2 années dites de « candidatures » et 3 années dites de « licences ».
Durant cette dernière période, l’architecture à La Cambre était sous la tutelle de l’Éducation nationale tandis que les Arts Visuels restaient sous la coupe du secrétariat d’État à la Communauté française. À cette scission ministérielle entre arts et architecture, s’ajoute également une lutte pour la direction de l’école à l’occasion du départ à la retraite du directeur Delevoye. Ces deux situations, l’une interne, l’autre externe, provoqueront entre 1977 et 1980, une période de fortes tensions idéologiques nommé familièrement « La Guerre de La Cambre ».
À la fin du mois de juillet 1979, l’architecte Gérard De Brigode est désigné par le ministre Hoyaux, comme directeur ad interim. Il tentera d’apaiser la situation durant quelques mois. Les tensions aboutiront cependant à la suspension de l’enseignement à l’automne 1979. Bien que temporaire, car les cours reprendront en décembre, ceci marque la fin de cette institution sous la forme établie en 1936.
L’Institution avant 1936
L’Institut Supérieur des Arts décoratifs – La Cambre (I.S.A.D.- La Cambre) avait été fondé, en 1926, sous instigation de la figure emblématique et pluri-artistique de Henry Van de Velde et du ministre des Sciences et des Arts, Camille Huismans membre du Parti ouvrier belge (POB), (arrêté royal du 31 novembre 1926). L’intention était d’y dispenser un enseignement des arts dans des formes et suivant les pédagogies des plus modernes.
L’institut était situé à l’abbaye de La Cambre à Bruxelles et était dirigé par Henry Van de Velde qui en était le directeur et le maître à penser. L’enseignement était dispensé par un ensemble de professeurs choisis par Van de Velde pour leur engagement pour les arts et pour leur approche moderniste. À une époque où, dans le reste du pays, l’enseignement de l’architecture était encore largement dominé par un langage formel historiciste, La Cambre offrait ainsi un programme et une approche d’enseignement moderne de l’architecture et des arts qui se voulait en accord avec l’époque. L’enseignement des styles y était proscrit.
Henry Van de Velde fonda le projet pédagogique de l’école de La Cambre notamment sur base de l’expérience qu’il avait eue en Allemagne en tant que fondateur et directeur de la Kunstgewerbschule (École des arts décoratifs et industriels) à Weimar entre 1905 et 1915. Fondée sur l’intention d’effectuer un rapprochement entre les arts et le monde industriel, cette institution dût fermer ses portes durant la première guerre mondiale. En 1918, Walter Gropius en prend les commandes, et après avoir également été désigné directeur de l’Académie, il fusionnera les deux institutions en fondant l’école du Bauhaus.
La pédagogie de l’école de La Cambre se voulait progressiste et à l’opposé des préceptes conservateurs dominant désormais dans les filières préexistantes, tant au niveau social qu’au niveau technique et esthétique. L’école rassemblait des enseignants et des étudiants issus de tout le pays (flamands, bruxellois et wallons) mais aussi de nombreux étrangers. De plus, la population académique et étudiante compta rapidement de nombreuses femmes, ce qui était très nouveau pour l’époque. Au niveau politique, c’est l’engagement social qui prédomine, avec une attention poussée pour le logement social dans toutes ses dimensions : de l’urbanisme au mobilier. Fondée dans un contexte de reconstruction du pays après la première guerre mondiale, ce sont notamment les innovations techniques qui prévalent pour répondre à cette mission sociétale première de l’institution. L’enseignement de l’atelier d’architecture était assuré par Huib Hoste et Victor Bourgeois. Par suite d’un grave accident de chantier ayant causé la mort d’un ouvrier, les tribunaux en imputeront la responsabilité à Huib Hoste. Celui-ci sera par conséquent contraint de démissionner de l’institut en 1929.
- Irene Lund
L’histoire de l’Institut Supérieur d’architecture de l’État, puis de la Communauté Française - La Cambre, est étroitement liée à d’importants moments de transitions dans l’enseignement de l’architecture en Belgique. D’abord la scission entre l’enseignement de l’art et l’architecture advenue en 1977, puis, la communautarisation de l’enseignement.
Institut Supérieur d’Architecture de l’Etat – La Cambre (I.S.A.E. -La Cambre) ouvre en décembre 1979. L’institut est issu de l’École nationale supérieure d’architecture et des arts visuels (ENSAAV) de La Cambre fondée en 1927 par Henri Van de Velde. En raison de fortes tensions internes, qualifiées de « Guerre de La Cambre », cet institut avait traversé entre 1978 et 1980 une période d’instabilité telle, que le ministre en charge avait dû fermer temporairement l’institut à l’automne 1979. Il avait aussi dû nommer ad interim plusieurs directeurs successifs et externes à l’institut pour rétablir le calme nécessaire à la poursuite de la mission première. Ainsi, à l’architecte Gérard De Brigode succède l’inspecteur Warbeck, puis Jean-Pierre Van de Walle.
Durant l’été 1980, suite à l’accroissement important du nombre d’étudiants inscrits, il est décidé de déménager l’institut dans un immeuble multifonctionnel (fonction administrative, musée et caserne de pompiers) de la commune d’Ixelles situé au 19, Place Flagey et mitoyen de l’INR – l’Institut national de Radiodiffusion (immeuble aujourd’hui nommé « Flagey »). Ceci marque physiquement la scission administrative entre l’enseignement des arts et celui de l’architecture décidé en 1977, puisqu’auparavant l’école était située à l’abbaye de La Cambre. Cette affectation, initialement prévue comme « temporaire » sera finalement définitive et perdure même lorsque l’institut en 2010 devient Faculté d’Architecture en intégrant l’Université libre de Bruxelles (ULB).
À partir d’avril 1980, l’équipe de direction, désigné ad interim, est constituée du directeur Jean-Pierre Van de Walle, du directeur adjoint Marcel Pesleux et du chef du bureau d’études Jean-Paul Pouchous. En 1983, après un appel publié au Moniteur Belge pour le poste de directeur de l’institut, l’architecte et enseignant Paul-Emile Vincent, ayant acquis les titres requis à ce poste (la notoriété), est désigné directeur de l’institut. Comme son prédécesseur il est épaulé par Marcel Pesleux et Jean-Paul Pouchous. Dès 1984, après un appel au poste de directeur adjoint, celui-ci est attribué au mathématicien Guy Pilate. En 1987, après un appel au poste de chef du bureau d’étude, celui-ci est attribué à l’architecte et ingénieur John Dassesse.
L’attribution successive des autres postes clés de la direction aboutit finalement à un apaisement des tensions internes qui sera propice à l’établissement d’un cursus complet mais aussi à un nouveau développement de l’engagement de l’école dans le débat public sur l’architecture. L’institut renoue avec son engagement dans la société en assurant, à côté de ses enseignements, de nombreuses activités culturelles : organisation d’expositions et de colloques, ainsi que la publication de périodiques et d’ouvrages sur l’architecture.
Paul-Emile Vincent avait été doyen de l’Institut supérieur d’architecture et membre du corps enseignants depuis 1956. Il assumera la direction de l’institut, en lui insufflant de nouvelles ambitions. Après les années difficiles marqués par les clivages idéologiques de « la guerre de la Cambre », il insuffla un dynamisme nouveau et positif. Parmi ses nombreuses initiatives il faut pointer d’une part la publication de la série des Cahiers de La Cambre-Architecture, mais aussi les nombreuses manifestations à l’occasion de la commémoration du 60ème anniversaire de l’Institut, dont les deux expositions : en 1985 « Ces architectes qui ont fait La Cambre » et en 1987 : « 100 architectes pour 60 ans » tenue dans le Musée. Il maquera aussi l’institut de visées prospectives par ses nombreux efforts pour lancer des activités de recherche. Au niveau pédagogique de l’enseignement du projet d’architecture la structure reste inchangée. Après les deux années de formation de base, les étudiants choisissent un atelier « vertical » où ils côtoient des étudiants des trois dernières années autour de thématique communes.
En 1989, après le départ à la retraite de Paul-Emile Vincent, l’architecte et enseignant Marcel Pesleux, ayant obtenu le titre de notoriété en 1984, lui succède au poste de direction. Il dirigera l’institut jusqu’à sa retraite en 2001.
En 1990 ou 1991, suite à la troisième réforme de l’Etat Belge, lors de laquelle le Ministère de l’Éducation Nationale est scindé suivant les deux communautés linguistiques, la dénomination de l’institut sera modifiée en conséquence. À partir de ce moment l’institut relève de la tutelle de la Communauté Française et est renommé en Institut Supérieur d’Architecture de la Communauté française – La Cambre (I.S.A.C.F. – La Cambre). Le poste de Chef du bureau d’étude sera assuré par l’architecte – urbaniste et enseignant Marc Gossé entre 1992 et 2001. Par ses engagements il œuvrera pour l’ouverture de l’institut à l’échelle internationale, en particulier vers le continent africain et sud-américain, notamment par la mise en place du Stage international d’Architecture et d’Urbanisme.
2001-2011
Après le départ à la retraite du directeur Marcel Pesleux, l’ancien directeur adjoint, Guy Pilate assurera cette fonction ad interim pendant quelques mois. C’est finalement en décembre 2001 que Jean-Louis Genard, professeur de sociologie, et un des rares membres du corps enseignant à posséder les titres requis, est désigné directeur. Le début de son mandat est marqué par la volonté affirmée de développer la recherche au sein de l’institut et ainsi de le préparer pour une future intégration à l’université. Durant son mandat à la direction, l’enseignement dispensée à La Cambre Architecture évolue d’un enseignement d’architecte exclusivement professionnalisant à un enseignement de l’architecture ouvrant vers de nombreuses formes de pratiques professionnelles.
À côté de cet engagement, l’institut se démarque entre autres aussi comme initiateur de deux colloques : « Qui a peur de l’architecture en communauté Française de Belgique ? » visant à asseoir l’importance de démarches contemporaines et progressistes en architecture et « Livre blanc des archives d’architecture » visant à développer la conscience de l’importance de la conservation d’archives d’architecture comme matière à de futures études universitaires.
C’est aussi en 2002, qu’est fondé au sein de l’institut un département « Archives » visant à accueillir, traiter et conserver des archives d’architecture dans le but de les mettre à disposition de l’enseignement et de la recherche.
En 1999 le décret de Bologne, visant l’harmonisation européenne de l’enseignement supérieur entre en vigueur, il sera appliqué aux programmes de cours de l’institut dès 2004. Les années d’études, auparavant classées en deux années de « Candidatures » suivies de trois années de « Architecture », sont renommées et classées en « Bachelier » et « Masters ».
L’année 2005 marque le début des négociations au niveau ministériel pour l’intégration des instituts à l’université. La fin de l’ISACF-La Cambre est officialisée par le décret de 2009 créant les Facultés d’Architecture en Belgique francophone pour intégrer l’enseignement de l’architecture aux universités. Ainsi la Faculté d’Architecture de l’Université Libre de Bruxelles, est formée par la fusion de l’I.S.A.C.F.-La Cambre et l’Institut Supérieur d'Architecture Victor Horta. La faculté sera nommée Faculté d’Architecture La Cambre-Horta, pour rappeler le double héritage dont résulte cette fusion institutionnelle. La transition est faite progressivement à partir de la première année de Bachelier (BA1) de 2011. Dès 2015, tous les étudiants sont diplômes de la Faculté d’Architecture de l’ULB, ce qui marque la dissolution effective de l’ISACF-La Cambre.
- Irene Lund
La Section ULB de la CGSP existe depuis au moins 1962. Elle s’adresse à tous les travailleurs de l'université (entreprise privée, mais dont le statut est équivalent à celui des fonctionnaires).
La section CGSP PATGS, organisation syndicale majoritaire de l’Université libre de Bruxelles, fait partie du secteur des Organismes de la Fédération Wallonie-Bruxelles et de la Région wallonne. Elle fait de facto partie de la FGTB dont elle défend les valeurs.
Le syndicat défend les intérêts du personnel au sein du Conseil d’Entreprise (CE), de la Délégation syndicale (DS), du Comité pour la Prévention et la Protection au travail (CPPT) et du Comité Restreint des Oeuvres Sociales (CROS).
Depuis 2015, les études de traduction et d’interprétation, devenues formation universitaire, ont fusionnées avec la Faculté de Philosophie et lettres de l'ULB
Louvain, 21 août 1813 - Bruxelles, 13 décembre 1891.
Médecin et chimiste analytique (Université de l'Etat de Louvain, 1835).
Connu pour ses travaux sur la masse atomique des éléments chimiques et ses recherches sur les poids atomiques.
Il intervient comme expert dans le procès du vicomte de Bocarmé, accusé d'avoir empoisonné son beau-père, Hyppolite Visart, à l'aide de nicotine (1850)
Doctorat en Histoire à l'Université libre de Bruxelles. Historienne et écrivain.
Varsovie, 20 mai 1912 - Bruxelles, 22 janvier 1984.
Chaïm Perelman est un philosophe très influent dans le domaine du droit et de l'argumentation. Avec son épouse Fela, il fonde le Comité de Défense des Juifs et tous deux s'engagent dans la résistance durant la Seconde Guerre mondiale. Philosophe et logicien d’origine polonaise et naturalisé belge.
Verviers, le 23 décembre 1862 - Uccle, le 25 octobre 1935.
Doctorat en philosophie et lettres (Université de Liège, 1883)
En 1886, il est professeur à l'Université de Gand et y enseigne l'histoire du Moyen Âge et l'histoire de Belgique.
André Delvaux est un réalisateur, scénariste et professeur belge. Il a fortement marqué l’histoire du cinéma belge, par ses films mais également par son enseignement.
André Delvaux est né le 21 mars 1926, près de Louvain, dans la commune Heverlee. Il est né dans une famille flamande avec qui il parle néerlandais. Après un déménagement à Bruxelles pour le travail de son père, il poursuit son éducation en français au Lycée Fernand Blum à Schaerbeek. Le point d’intersection entre les deux langues et les deux communautés est un élément central de son travail artistique, qui impactera ses thématiques en parlant de la tension entre différents concepts et de leurs croisements. André Delvaux réalisera des films en néerlandais ainsi qu’en français.
Un autre point important de la création de Delvaux est la musique. C’est la famille d’André Delvaux qui lui donne le goût de la musique: son grand-père est musicien, sa grand-mère, son grand-oncle, son oncle, son père, … tout le monde joue d’un instrument. André Delvaux suivra des cours de piano au conservatoire. C’est d’ailleurs la musique qui sera sa porte d’entrée au cinéma: il joue au piano pour accompagner des films muets lors de représentations, lors desquelles il rencontrera d’importantes personnes qui l’aideront à devenir réalisateur.
Pour lui, enseignement et cinéma vont de pair. Après des études de philologie germanique à l’ULB, il devient professeur d’anglais et de néerlandais dans son lycée d’enfance, Fernand Blum. Avec ses élèves, il réalise des films, comme par exemple Nous étions treize. Il donne également un séminaire d’étude du langage cinématographique à l’ULB, afin de combler un enseignement du cinéma qu’il trouve lacunaire. C’est suite à ces cours qu’il va co-fonder l’INSAS en 1962, aux côtés de Raymond Ravar, Jean Brismée et Paul Anrieu.
Avant de se mettre aux longs métrages, André Delvaux réalise quelques courts-métrages qui sont des commandes pour la télévision, surtout des documentaires. Ensuite, il réalise l’Homme au crâne rasé en 1965. Il connaît un grand succès à l’étranger et permet de faire voyager le cinéma belge. Frédéric Sojcher décrit cette période du cinéma d’André Delvaux comme celle étant la plus bercée dans le réalisme magique, durant laquelle il réalise Un soir un train, Rendez-vous à Bray et Belle. En général, ses projets prennent du temps avant de maturer et il arrive qu’il soit forcé de les abandonner. C’est par exemple le cas de Pelléas et Mélisande, dont il voulait faire un film, mais pour lequel il réussit à faire une pièce de théâtre quelques années plus tard.
En 1975, il s’intéresse à Dieric Bouts, peintre qui a vécu dans les mêmes quartiers que lui. Il réalise donc Met Dirk Bouts, qui est le début de son cinéma parlant de l’auto-réflexion de la création. C’est également le cas d’autres films, comme Benvenuta, Babel Opéra, son documentaire sur Woody Allen, From Europe With Love, et sa dernière réalisation, 1001 Films.
André Delvaux meurt à Valence, le 4 octobre 2002, d’une crise cardiaque. Ses cendres sont dispersées dans la mer du nord.