Ingénieur civil des constructions (ULB, 1963)
Le 16 décembre 1949, l'ULB décide la création d'un Institut des Constructions civiles. L'Association des Ingénieurs diplômés de l'ULB entreprend de rassembler les fonds nécessaires à cette réalisation. Le 25 avril 1959, l'ICC est inauguré.
Ingénieur civil des constructions (ULB, 1936)
Ingénieur des constructions civiles (Université de Gand, 1924)
Braine-le-Comte, 28 juillet 1884 - id., 1 décembre 1963.
Ingénieur en constructions civiles (Université de Gand)
Professeur honoraire de la Faculté des Sciences appliquées à l'ULB.
Richard Desprets est une des plus hautes autorités dans l'art de la construction des ponts. Presque tous les ponts routiers et les chemins de fer de Belgique construits après 1920 sont de sa conception ou doivent quelque chose à ses doctrines.
Ingénieur civil des mines (ULB, 1924)
Fondé par Lambros Couloubaritsis.
L’histoire de l’Institut Supérieur d’architecture de l’État, puis de la Communauté Française - La Cambre, est étroitement liée à d’importants moments de transitions dans l’enseignement de l’architecture en Belgique. D’abord la scission entre l’enseignement de l’art et l’architecture advenue en 1977, puis, la communautarisation de l’enseignement.
Institut Supérieur d’Architecture de l’Etat – La Cambre (I.S.A.E. -La Cambre) ouvre en décembre 1979. L’institut est issu de l’École nationale supérieure d’architecture et des arts visuels (ENSAAV) de La Cambre fondée en 1927 par Henri Van de Velde. En raison de fortes tensions internes, qualifiées de « Guerre de La Cambre », cet institut avait traversé entre 1978 et 1980 une période d’instabilité telle, que le ministre en charge avait dû fermer temporairement l’institut à l’automne 1979. Il avait aussi dû nommer ad interim plusieurs directeurs successifs et externes à l’institut pour rétablir le calme nécessaire à la poursuite de la mission première. Ainsi, à l’architecte Gérard De Brigode succède l’inspecteur Warbeck, puis Jean-Pierre Van de Walle.
Durant l’été 1980, suite à l’accroissement important du nombre d’étudiants inscrits, il est décidé de déménager l’institut dans un immeuble multifonctionnel (fonction administrative, musée et caserne de pompiers) de la commune d’Ixelles situé au 19, Place Flagey et mitoyen de l’INR – l’Institut national de Radiodiffusion (immeuble aujourd’hui nommé « Flagey »). Ceci marque physiquement la scission administrative entre l’enseignement des arts et celui de l’architecture décidé en 1977, puisqu’auparavant l’école était située à l’abbaye de La Cambre. Cette affectation, initialement prévue comme « temporaire » sera finalement définitive et perdure même lorsque l’institut en 2010 devient Faculté d’Architecture en intégrant l’Université libre de Bruxelles (ULB).
À partir d’avril 1980, l’équipe de direction, désigné ad interim, est constituée du directeur Jean-Pierre Van de Walle, du directeur adjoint Marcel Pesleux et du chef du bureau d’études Jean-Paul Pouchous. En 1983, après un appel publié au Moniteur Belge pour le poste de directeur de l’institut, l’architecte et enseignant Paul-Emile Vincent, ayant acquis les titres requis à ce poste (la notoriété), est désigné directeur de l’institut. Comme son prédécesseur il est épaulé par Marcel Pesleux et Jean-Paul Pouchous. Dès 1984, après un appel au poste de directeur adjoint, celui-ci est attribué au mathématicien Guy Pilate. En 1987, après un appel au poste de chef du bureau d’étude, celui-ci est attribué à l’architecte et ingénieur John Dassesse.
L’attribution successive des autres postes clés de la direction aboutit finalement à un apaisement des tensions internes qui sera propice à l’établissement d’un cursus complet mais aussi à un nouveau développement de l’engagement de l’école dans le débat public sur l’architecture. L’institut renoue avec son engagement dans la société en assurant, à côté de ses enseignements, de nombreuses activités culturelles : organisation d’expositions et de colloques, ainsi que la publication de périodiques et d’ouvrages sur l’architecture.
Paul-Emile Vincent avait été doyen de l’Institut supérieur d’architecture et membre du corps enseignants depuis 1956. Il assumera la direction de l’institut, en lui insufflant de nouvelles ambitions. Après les années difficiles marqués par les clivages idéologiques de « la guerre de la Cambre », il insuffla un dynamisme nouveau et positif. Parmi ses nombreuses initiatives il faut pointer d’une part la publication de la série des Cahiers de La Cambre-Architecture, mais aussi les nombreuses manifestations à l’occasion de la commémoration du 60ème anniversaire de l’Institut, dont les deux expositions : en 1985 « Ces architectes qui ont fait La Cambre » et en 1987 : « 100 architectes pour 60 ans » tenue dans le Musée. Il maquera aussi l’institut de visées prospectives par ses nombreux efforts pour lancer des activités de recherche. Au niveau pédagogique de l’enseignement du projet d’architecture la structure reste inchangée. Après les deux années de formation de base, les étudiants choisissent un atelier « vertical » où ils côtoient des étudiants des trois dernières années autour de thématique communes.
En 1989, après le départ à la retraite de Paul-Emile Vincent, l’architecte et enseignant Marcel Pesleux, ayant obtenu le titre de notoriété en 1984, lui succède au poste de direction. Il dirigera l’institut jusqu’à sa retraite en 2001.
En 1990 ou 1991, suite à la troisième réforme de l’Etat Belge, lors de laquelle le Ministère de l’Éducation Nationale est scindé suivant les deux communautés linguistiques, la dénomination de l’institut sera modifiée en conséquence. À partir de ce moment l’institut relève de la tutelle de la Communauté Française et est renommé en Institut Supérieur d’Architecture de la Communauté française – La Cambre (I.S.A.C.F. – La Cambre). Le poste de Chef du bureau d’étude sera assuré par l’architecte – urbaniste et enseignant Marc Gossé entre 1992 et 2001. Par ses engagements il œuvrera pour l’ouverture de l’institut à l’échelle internationale, en particulier vers le continent africain et sud-américain, notamment par la mise en place du Stage international d’Architecture et d’Urbanisme.
2001-2011
Après le départ à la retraite du directeur Marcel Pesleux, l’ancien directeur adjoint, Guy Pilate assurera cette fonction ad interim pendant quelques mois. C’est finalement en décembre 2001 que Jean-Louis Genard, professeur de sociologie, et un des rares membres du corps enseignant à posséder les titres requis, est désigné directeur. Le début de son mandat est marqué par la volonté affirmée de développer la recherche au sein de l’institut et ainsi de le préparer pour une future intégration à l’université. Durant son mandat à la direction, l’enseignement dispensée à La Cambre Architecture évolue d’un enseignement d’architecte exclusivement professionnalisant à un enseignement de l’architecture ouvrant vers de nombreuses formes de pratiques professionnelles.
À côté de cet engagement, l’institut se démarque entre autres aussi comme initiateur de deux colloques : « Qui a peur de l’architecture en communauté Française de Belgique ? » visant à asseoir l’importance de démarches contemporaines et progressistes en architecture et « Livre blanc des archives d’architecture » visant à développer la conscience de l’importance de la conservation d’archives d’architecture comme matière à de futures études universitaires.
C’est aussi en 2002, qu’est fondé au sein de l’institut un département « Archives » visant à accueillir, traiter et conserver des archives d’architecture dans le but de les mettre à disposition de l’enseignement et de la recherche.
En 1999 le décret de Bologne, visant l’harmonisation européenne de l’enseignement supérieur entre en vigueur, il sera appliqué aux programmes de cours de l’institut dès 2004. Les années d’études, auparavant classées en deux années de « Candidatures » suivies de trois années de « Architecture », sont renommées et classées en « Bachelier » et « Masters ».
L’année 2005 marque le début des négociations au niveau ministériel pour l’intégration des instituts à l’université. La fin de l’ISACF-La Cambre est officialisée par le décret de 2009 créant les Facultés d’Architecture en Belgique francophone pour intégrer l’enseignement de l’architecture aux universités. Ainsi la Faculté d’Architecture de l’Université Libre de Bruxelles, est formée par la fusion de l’I.S.A.C.F.-La Cambre et l’Institut Supérieur d'Architecture Victor Horta. La faculté sera nommée Faculté d’Architecture La Cambre-Horta, pour rappeler le double héritage dont résulte cette fusion institutionnelle. La transition est faite progressivement à partir de la première année de Bachelier (BA1) de 2011. Dès 2015, tous les étudiants sont diplômes de la Faculté d’Architecture de l’ULB, ce qui marque la dissolution effective de l’ISACF-La Cambre.
- Irene Lund
« École Nationale Supérieure d’Architecture et des Arts Décoratifs (ENSAAD) – La Cambre », est l’intitulé donné en 1936 à l’Institut supérieur des arts décoratifs (ISAD) - La Cambre, suite à la reconnaissance légale du diplôme d’architecte institué par arrêté royal, le 5 mai 1936). Cette mutation de l’« Institut » en « École nationale » affirme la dimension étatique et officielle de l’enseignement qui y est dispensé, mais ce nouvel intitulé met également en exergue la discipline « architecture ». Ainsi était affirmé la dimension d’une école d’état concurrençant l’enseignement de l’architecture promulgué jusqu’alors dans les autres filières d’enseignement : les académies des Beaux-Arts, relevant des villes, les Instituts Saint Luc, relevant de l’enseignement catholique, mais aussi les facultés des sciences appliqués relevant des universités.
La reconnaissance du diplôme d’architecte était l’aboutissement de près d’un siècle de lobbying par les architectes professionnels organisés en sociétés dans tout le pays et tout particulièrement porté par la Société Centrale d’Architecture de Belgique. C’était aussi la première étape vers une régulation officielle de la profession. A côté de la reconnaissance du diplôme, la profession militait aussi pour la protection du titre d’architecte et la reconnaissance légale de l’exercice de la profession d’architecte. Ceci aboutira à la loi du 20 février 1939. Il est utile de rappeler qu’avant cette date, quiconque pouvait se dire architecte, car l’accès à la profession n’était pas régi par le législateur.
Ces changements coïncident aussi avec un changement de direction, Henry Van de Velde cédant la même année (1936) la direction de l’institut à l’écrivain Herman Terlinck, après 9 ans à ce poste. Terlinck faisait partie du corps enseignant depuis la fondation en 1927 et assurait le cours de théorie et pratique du théâtre. Il assurera la direction de l’école durant l’occupation en jusqu’en 1950. Par ailleurs, pour répondre à l’accroissement du nombre d’étudiants inscrits, le nombre de professeurs d’architecture doit suivre et Victor Bourgeois et Jean-Jules Eggericx sont rejoints par deux nouveaux collèges et confrères : Jean De Ligne et Charles Van Nueten, puis dès 1947 par Robert Puttemans.
Ensuite, dès 1940, ceux-ci sont rejoint par l’architecte Louis Hermans De Koninck (1896-1984). Celui-ci marque profondément l’enseignement du projet d’architecture par la pédagogie novatrice qu’il met en place pour les deux premières années et qui affecteront durablement des générations, mais aussi la pédagogie du projet. S’appuyant sur les évolutions pédagogiques notamment préconisées par le Docteur Decroly, l’étudiant y était responsabilisé pour effectuer ses recherches, le rôle du maître se limitant à le guider et à l’orienter dans ses travaux. Cette approche pédagogique se révèlera une force et une caractéristique de l’institut et l’esprit perdurera au-delà de la vie de l’institut et jusqu’à la Faculté d’architecture de l’ULB.
Dans le contexte des nombreux enjeux urbains de l’après-guerre, l’Ecole se dote, en 1946, d’un enseignement complémentaire en urbanisme : l’Institut d’urbanisme de La Cambre. Il permet aux jeunes diplômés de parfaire et approfondir leurs connaissances en matière d’urbanisme et de compléter leur titre d’architecte par celui d’urbaniste. L’enseignement y est assuré par Jean de Ligne et Jean-Jules Eggericx. Faisant sans doute double emploi avec l’institut d’urbanisme de l’ULB, cet institut fermera en 1980 dans le contexte de réorganisation des études d’architecture.
L’organisation de l’enseignement de l’architecture sera régulé à l’échelle nationale par l’Arrêté du régent du 18 novembre 1949. La formation d’architecte passe de sept à cinq années d’études, et le niveau est reconnu par l’appellation « École supérieure d’architecture ». Cette année est aussi marquée par le départ à la retraite de Jean-Jules Exggericx qui avait enseigné le projet depuis 1929 et l’urbanisme entre 1947 et 1949.
1950-1964
En 1950 l’architecte anversois Léon Stynen, qui n’enseignait pas à La Cambre, est appelé à remplacer Herman Terlinck comme directeur de l’École. Il reste à ce poste jusqu’en 1964. En 1953, l’architecte Marcel Gerard intègre le corps enseignant comme professeur du projet d’architecture. Un poste qu’il assure jusqu’en 1973.
En 1956, Jean de Ligne, qui avait enseigné le projet d’architecture depuis 1936, part à la retraite. En 1962, Victor Bourgeois, prend sa retraite et l’architecte Jacques Wybauw est engagé comme nouveau enseignant du projet d’architecture, un poste qu’il assuré jusqu’en 1973. L’architecte Peter Callebout, rejoint également les enseignants du projet cette année-là et reste en poste jusqu’en 1965.
1964-1979
En 1964 l’historien de l’art Robert Delevoye remplace Léon Stynen à la direction de l’Ecole. Il y avait enseigné à La Cambre depuis 1946 en ayant la charge du cours d’histoire de l’art et esthétique. Il avait aussi donné le cours d’esthétique industrielle entre 1955 et 1964.
En 1965 ou 1967, l’ENSAAD change de dénomination et devient l’Ecole nationale supérieure d’architecture et des arts visuels (ENSAAV) de La Cambre. Le remplacement de la terminologie « arts décoratifs » par « arts visuels » témoigne de la volonté de l’école de s’ouvrir plus largement à toutes les formes d’art, dont celles plus récentes basées sur des supports technologiques nouveaux (film, BD,…). Le terme « arts décoratifs » paraissait à l’époque insuffisant à cet égard et sans doute aussi trop fortement connoté comme relevant d’un niveau créatif superficiel et mineur.
L’architecte Charles Van Nueten, qui avait enseigné le projet d’architecture depuis 1936 reste en poste jusqu’en 1966. Cette même année, à la suite de son départ à la retraite, il est remplacé par l’architecte Paul-Emile Vincent. À partir de 1965, l’établissement se structure en plusieurs Instituts dirigés chacun par un doyen : Paul-Emile Vincent est désigné Doyen de l’Institut supérieur d’architecture tandis qu’Emile Parent est doyen de l’Institut supérieur d’urbanisme.
En 1967, l’architecte Jacques Dolphyn, intègre le corps enseignant comme professeur de projet d’architecture. L’année suivante est marquée par le départ à la retraite de Robert Puttemans qui avait assuré l’atelier du projet d’architecture depuis 1947. L’architecte Maxime Wynants intègre de corps académique pour assurer l’enseignement du projet d’architecture entre 1970 et 1973. En 1974, Louis-Herman de Koninck prend sa retraite. Le corps des enseignants du projet est ensuite élargi par Gérard De Brigode et Marcel Pesleux, ainsi que par Wen Li Kao - la première femme architecte engagée pour l’enseignante du projet d’architecture à l’Ecole.
En 1977, la formation d’architecte en Belgique quitte la tutelle du Ministère de la Culture et passe à celle du Ministère de l’Education Nationale où elle sera désignée comme un « enseignement supérieur artistique de type long de niveau universitaire ». Ceci amène plusieurs changements. Tout d’abord, l’examen d’entrée aux études d’architecture est supprimé. Par conséquent l’encadrement des étudiants est établi de manière proportionnelle à leur nombre. Chaque année comporte un certain nombre d'heures de cours, auxquelles s’ajoutent les heures des stages obligatoires, et les heures de préparation du travail de fin d’études. Le diplôme d’architecte est octroyé au bout de 5 années d’études, dont 2 années dites de « candidatures » et 3 années dites de « licences ».
Durant cette dernière période, l’architecture à La Cambre était sous la tutelle de l’Éducation nationale tandis que les Arts Visuels restaient sous la coupe du secrétariat d’État à la Communauté française. À cette scission ministérielle entre arts et architecture, s’ajoute également une lutte pour la direction de l’école à l’occasion du départ à la retraite du directeur Delevoye. Ces deux situations, l’une interne, l’autre externe, provoqueront entre 1977 et 1980, une période de fortes tensions idéologiques nommé familièrement « La Guerre de La Cambre ».
À la fin du mois de juillet 1979, l’architecte Gérard De Brigode est désigné par le ministre Hoyaux, comme directeur ad interim. Il tentera d’apaiser la situation durant quelques mois. Les tensions aboutiront cependant à la suspension de l’enseignement à l’automne 1979. Bien que temporaire, car les cours reprendront en décembre, ceci marque la fin de cette institution sous la forme établie en 1936.
L’Institution avant 1936
L’Institut Supérieur des Arts décoratifs – La Cambre (I.S.A.D.- La Cambre) avait été fondé, en 1926, sous instigation de la figure emblématique et pluri-artistique de Henry Van de Velde et du ministre des Sciences et des Arts, Camille Huismans membre du Parti ouvrier belge (POB), (arrêté royal du 31 novembre 1926). L’intention était d’y dispenser un enseignement des arts dans des formes et suivant les pédagogies des plus modernes.
L’institut était situé à l’abbaye de La Cambre à Bruxelles et était dirigé par Henry Van de Velde qui en était le directeur et le maître à penser. L’enseignement était dispensé par un ensemble de professeurs choisis par Van de Velde pour leur engagement pour les arts et pour leur approche moderniste. À une époque où, dans le reste du pays, l’enseignement de l’architecture était encore largement dominé par un langage formel historiciste, La Cambre offrait ainsi un programme et une approche d’enseignement moderne de l’architecture et des arts qui se voulait en accord avec l’époque. L’enseignement des styles y était proscrit.
Henry Van de Velde fonda le projet pédagogique de l’école de La Cambre notamment sur base de l’expérience qu’il avait eue en Allemagne en tant que fondateur et directeur de la Kunstgewerbschule (École des arts décoratifs et industriels) à Weimar entre 1905 et 1915. Fondée sur l’intention d’effectuer un rapprochement entre les arts et le monde industriel, cette institution dût fermer ses portes durant la première guerre mondiale. En 1918, Walter Gropius en prend les commandes, et après avoir également été désigné directeur de l’Académie, il fusionnera les deux institutions en fondant l’école du Bauhaus.
La pédagogie de l’école de La Cambre se voulait progressiste et à l’opposé des préceptes conservateurs dominant désormais dans les filières préexistantes, tant au niveau social qu’au niveau technique et esthétique. L’école rassemblait des enseignants et des étudiants issus de tout le pays (flamands, bruxellois et wallons) mais aussi de nombreux étrangers. De plus, la population académique et étudiante compta rapidement de nombreuses femmes, ce qui était très nouveau pour l’époque. Au niveau politique, c’est l’engagement social qui prédomine, avec une attention poussée pour le logement social dans toutes ses dimensions : de l’urbanisme au mobilier. Fondée dans un contexte de reconstruction du pays après la première guerre mondiale, ce sont notamment les innovations techniques qui prévalent pour répondre à cette mission sociétale première de l’institution. L’enseignement de l’atelier d’architecture était assuré par Huib Hoste et Victor Bourgeois. Par suite d’un grave accident de chantier ayant causé la mort d’un ouvrier, les tribunaux en imputeront la responsabilité à Huib Hoste. Celui-ci sera par conséquent contraint de démissionner de l’institut en 1929.
- Irene Lund
La Fondation archéologique est créée en 1930 par Georges Smets, Léon Leclere et Hubert Philippart, dans le but de favoriser l’étude de l’archéologie classique. Elle se donne pour mission de soutenir cette discipline notamment par la constitution de collections d’étude (ouvrages, clichés, documents) et par l’octroi de bourses de voyage ou de séjour en Grèce ainsi que dans les principaux centres archéologiques d’Europe.
En 2005, elle change de dénomination et devient la Société d’archéologie classique et byzantine.
Marseille, le 25 mai 1895 - Uccle, le 1er juin 1937
Docteur en philologie classique (ULB, 1920)
Etudie l'antiquité classique, la philologie et l'archéologie.
En 1930, il co-crée la Fondation archéologique.
Charleroi, 18 avril 1917 - Watermael-Boitsfort, 9 décembre 1991
Licencie en philologie classique (1939), puis en archéologie et histoire de l'art (1941)
Il est l'un des fondateurs de l'Institut du Christianisme dont il reste longtemps co-directeur.
L'Institut des Hautes Études de Belgique, fondé en 1894, a été constitué en association sans but lucratif, jouissant de la personnalité civile, par acte de Me Hauchamps en date du 29 décembre 1922 ("Moniteur Belge" du 20 janvier 1923). L'Institut a pour but d'organiser des conférences de niveau universitaire, des colloques internationaux, journées d'étude, tables rondes, séminaires, débats, etc ainsi que des cours ne faisant pas partie des programmes universitaires.
Depuis 2015, les études de traduction et d’interprétation, devenues formation universitaire, ont fusionnées avec la Faculté de Philosophie et lettres de l'ULB
La Faculté de Lettres, Traduction et Communication (LTC) se compose de trois départements : Langues et Lettres, École de Traduction et Interprétation ISTI – Cooremans, et Sciences de l’Information et de la Communication
La Section ULB de la CGSP existe depuis au moins 1962. Elle s’adresse à tous les travailleurs de l'université (entreprise privée, mais dont le statut est équivalent à celui des fonctionnaires).
La section CGSP PATGS, organisation syndicale majoritaire de l’Université libre de Bruxelles, fait partie du secteur des Organismes de la Fédération Wallonie-Bruxelles et de la Région wallonne. Elle fait de facto partie de la FGTB dont elle défend les valeurs.
Le syndicat défend les intérêts du personnel au sein du Conseil d’Entreprise (CE), de la Délégation syndicale (DS), du Comité pour la Prévention et la Protection au travail (CPPT) et du Comité Restreint des Oeuvres Sociales (CROS).
Licence en histoire (ULB, 1978) - Doctorat en histoire (ULB, 1991)
Bruxelles, 24 juin 1886 - 18 septembre 1960.
Docteurs en sciences physiques et mathématiques (ULB, 1909) et spécial en sciences mathématiques (ULB, 1920).
Il étudie la théorie des nombres à l'Université de Göttingen (1909 à 1912) dont l'un des aspects fera l'objet de sa thèse de doctorat spécial : Le Problème des quatre couleurs.
Professeur honoraire en 1956
Historienne médiéviste de l'Université libre de Bruxelles
Bruxelles, 4 novembre 1930 - 9 mai 2018
Docteur en sciences zoologiques (1955)
Doctorat en Histoire de l'art
Licence en Histoire de l’Art et Archéologie, Antiquité Classique (ULB, 1990) ; Licence spéciale en Histoire, Histoire de l’Art et Archéologie en Etudes Byzantines (ULB, 1992)
Le CReA-Patrimoine fédère l'ensemble des programmes de recherche dans les domaines de l'archéologie et du patrimoine, tant en Belgique qu'à l'étranger.
Association post-facultaire
Le Centre de recherche en philosophie aborde non seulement les différents champs de la philosophie (logique, métaphysique, ontologie, épistémologie, théorie de la science, éthique, esthétique...), mais aussi son histoire et ses multiples courants.
Groupe interdisciplinaire fondé en 1974 par Roland Mortier et Hervé Hasquin.
Armand Henneuse, né en 1901 et décédé en 1976 est un écrivain, poète et éditeur belge. Il participe au groupe d'intellectuels avant-gardistes "Lumière" de Roger Avermaete. Il fonde la Société d'édition "Les écrivains réunis" en 1924 à Paris et s'installe ensuite à Lyon. Il publie principalement des poètes, parmi lesquels Louis Aragon, Blaise Cendrars, Georges Duhamel, Paul Eluard, Géo Norge, Francis Ponge. Pendant la seconde guerre mondiale, il est résistant et déporté. Après la libération, Armand Henneuse reprendra son métier d'éditeur.
Londres, 20 septembre 1915 - Bruxelles, 4 août 1993.
Licencié en sciences mathématiques (ULB, 1936), docteur en sciences mathématiques (ULB, 1937).
Lauréat du Concours des Bourses de voyage en 1937 et du Prix Louis Empain en 1938, il bénéficie ensuite de bourses de la Fondation universitaire et de la Fondation Francqui, lui permettant de poursuivre ses recherches au sein de plusieurs universités européennes. Entre 1941 et 1948, il accède successivement aux fonctions d’aspirant, de chargé de recherches et de chercheur qualifié au Fonds National de la Recherche Scientifique et y bénéficie d'une bourse extraordinaire de recherche (1948-1949). Son contrat est suspendu pendant la guerre, il servira d'interprète avec les armées alliées. En 1943, il est nommé assistant volontaire à l'Université de Liège dans le service du professeur Lucien Godeaux.
Chargé de cours puis professeur à la Rijkslandbouwhogeschool à Gand entre 1949 et 1962, il poursuivra en parallèle une carrière à l'Université libre de Bruxelles. Il assure l'enseignement de la topologie, de l'histoire et de la méthodologie des mathématiques. À la suite de la scission de l’Université de Bruxelles en ULB et VUB, il poursuit son activité d’enseignement au sein des deux institutions
Guy Hirsch est élu correspondant de la Koninklijke Vlaamse Academie van België voor Wetenschappen en Kunsten en 1973, puis membre effectif en 1978. Il rejoint en 1980 le Comité national des Mathématiques et exerce durant de nombreuses années les fonctions de secrétaire du Comité national de Logique, d’Histoire et de Philosophie des Sciences. À partir de 1947, Hirsch occupe le poste de secrétaire adjoint de la Société Mathématique de Belgique. Il en devient le secrétaire en 1953 et conservera cette fonction jusqu'à sa mort, œuvrant sans relâche pour asseoir la réputation de la Société sur la scène internationale.
En tant que mathématicien, Hirsch a principalement contribué à la topologie algébrique, où ses travaux sur les espaces fibrés et le calcul de leurs groupes d’homologie sont particulièrement reconnus. En tant que philosophe des mathématiques, il s'est principalement intéressé à l'épistémologie des mathématiques.
Licence en Sciences géographiques (ULB, 1970) ; Doctorat en sciences (Géographie) (ULB, 1984)
Section de Droit maritime établie en 1922 grâce à la Fondation Sheid.
Centre de planning familial créé en 1968 par Marc Abramowicz. Dès 1964, le planning la Famille heureuse (premier planning familial francophone de Belgique) avait établi une antenne sur le campus de l'ULB.
Collectif créé en 1979
Fondé en 1960, le Muséum de Zoologie compte aujourd'hui plusieurs milliers de spécimens.
Ce service, directement rattaché aux autorités de l'Université, est chargé de la gestion des risques au travail comme les accidents et les incendies. L'approche du service est préventive, il s'agit d'identifier les dangers et d'évaluer les risques dans l'objectif d'éviter les dommages.
Centre d'Histoire des Sciences et des Techniques reconnu par le Conseil de la Recherche de l'ULB. L'association à pour objectif la promotion de l'étude de l'activité scientifiques dans son contexte historique, avec une attention particulière pour les disciplines mathématiques et apparentées.
Professeur à l'ULB en sociologie et histoire des religions, enseignant à l'Institut universitaire d'études du judaïsme Martin Buber.
L’Institut de Sociologie Solvay est créé en 1902 à l’initiative d’Ernest Solvay. C'est le premier institut à organiser des recherches en sciences sociales en Belgique. En 1922, suite au décès de E. Solvay, l'Institut sera rattaché à l'Université libre de Bruxelles.
L'Institut se compose d'unités de recherches spécialisées :
Atelier Genre(s) et Sexualité(s) (AGS)
Centre d'anthropologie culturelle (CAC)
Centre d'Etudes de la Coopération Internationale et du Développement (CECID)
Centre d'Etudes des Politiques et de l'Administration Publique (CEPAP)
Centre de Recherche et de Prospective en droit social (CeRP)
Centre d'Histoire et de Sociologie des Gauches (CHSG)
Centre de Sociologie de l'Education (CSE)
Centre de Théorie Politique (CTP)
Groupe de recherche sur les Relations ethniques, les Migrations et l'Egalité (GERME)
Groupe de Recherche sur les Acteurs Internationaux et leurs Discours (GRAID)
Groupe de Recherche sur l'Action Publique (GRAP)
Groupe de Recherche en Sociologie des Arts et des Cultures (GRESAC)
Laboratoire d'Anthropologie des Mondes Contemporains (LAMC)
Laboratoire de Méthodologie du Traitement des Données (LMTD)
Centre de recherches sur les Migrations, Espaces, Travail, Institutions, Citoyenneté, Epistémologie, Santé (METICES)
L'idée de fonder un institut ayant pour objet de développer l'étude du judaïsme à l'Université remonte à l'activité du Centre National des Hautes Etudes Juives, institution de recherche créée en 1959 à l’initiative de Max Gottschalk et de Marcel Marinower auprès de l'Institut de Sociologie de l'ULB. Réunis le 17 décembre 1970, des professeurs et des chercheurs attachés aux Universités de Bruxelles, de Gand et de Liège, ralliés autour de cette idée, fondèrent l'Institut universitaire d'études du judaïsme Martin Buber.
Par l'arrêté royal du 7 mars 1988, il prend le nom d'Institut d'études du judaïsme.
Journaliste
Jean Potvin est un ingénieur civil et architecte belge, diplômé de l’Université catholique de Louvain (UCL) en 1959. Né à Ixelles le 23 décembre 1935, il complète sa formation par un séjour de dix mois à Londres, où il travaille comme assistant au sein de la firme Anderson, spécialisée dans les constructions scolaires. Il ouvre son propre bureau d’architecture en décembre 1961.
En 1962, il est nommé attaché aux Services techniques de l’UCL, contribuant à la mise en route des études de programmation, d’urbanisme et des projets d’extension pour les facultés des sciences et des sciences appliquées. Urbaniste engagé, il participe notamment à des études d’aménagement à Louvain-la-Neuve sous l’égide de l’Intercommunale du Brabant wallon (IBW). Il développe également un système de construction industrialisée pour l’habitat africain, utilisant des éléments préfabriqués pour des constructions économiques.
Jean Potvin est l’auteur de plusieurs réalisations architecturales majeures : le Théâtre Jean Vilar à Louvain-la-Neuve, la Nonciature à Woluwe-Saint-Pierre, des logements et une station de pompage à la faculté de médecine de l’ULB à Woluwe, ainsi que « Les petites maisons », une institution psychiatrique pour enfants à Chastre. En collaboration avec l’ingénieur René Greisch, il réalise plusieurs agrandissements et travaux à l’abbaye de Maredsous.
À partir de la fin des années 1970, il enseigne plusieurs cours à La Cambre (1979-1984) dont un sur les technologies de la construction et un autre sur l'électricité. Il donne également des cours à l’Institut supérieur d’architecture Saint-Luc à Tournai (1981-1984) et qu’en tant que maître de conférence invité à l’UCL (1980-1983), où il donne des cours sur les technologies de la construction et la rationalisation du bâtiment.
Engagé dans la vie professionnelle et culturelle, Jean Potvin est membre correspondant de la Commission royale des Monuments et des Sites (CRMS) pour la province de Brabant (1974-1985) et membre du groupe de travail pour Bruxelles (1978-1984). Il est également secrétaire de la Société centrale d’Architecture de Belgique (SCAB), membre de la Commission d’urbanisme de la Ville de Bruxelles (CUCB) et y intervient en tant que conseiller esthétique.
Jean Potvin décède à Bruxelles le 31 décembre 1985.
Serge Roose est un architecte belge. Il est diplômé de la Cambre en 1977. Il fonde son premier bureau d’architecture en 1989, actif en Belgique et à l’étranger. En 2001, il crée Roose Partners Architects. En 2020, l'agence devient Roose Peeters Architects + U, à la suite d’une collaboration avec l'urbaniste Serge Peeters.
Né à Liège le 18 avril 1853 et décédé le 25 mai 1934 à Bruxelles, Alfred Lavachery est juriste et littérateur. Il est désigné secrétaire de l'Université libre de Bruxelles en 1896, poste qu'il occupera jusqu'en 1920 et professeur honoraire de 1920 à 1934. Il est le père de Henri, Alfred, Auguste Lavachery.
Photographe ayant principalement exercé à Bruxelles de1870 à 1898, spécialiste de la photographie scientifique et légale.
Né à Verviers en 1851 et mort dans la même ville en 1915. Il ouvre un atelier à Verviers en 1891. Il devient propriétaire du « Comptoir Photographique » en 1898. Il a écrit deux pièces d'intérêt local, jouées au « Théâtre de Verviers » en 1899 et 1900.
Né en Belgique, Jean-Pierre Maury est de nationalité belge et française.
Créée en 2014, ULB-Coopération est l’ONG de l’Université libre de Bruxelles. Elle résulte du rapprochement entre le CEMUBAC, le SLCD et le SEDIF, ainsi que d’une collaboration étroite avec l’Université.
En janvier 2026, l’ONG de l’ULB s’associe à celle de l'Université de Liège (Eclosio) et à l'Université de Mons pour créer Ucoopia, première ONG interuniversitaire d’Europe.
Le Centre d'études canadiennes (CEC) a été fondé en 1982 par le professeur Ginette Kurgan-van Hentenryk. En 2008, Le Centre d’études nord-américaines de l’ULB (CENA) lui succède.
Halle, 30 octobre 1942 -
Licence en sciences économiques (ULB, 1966) et licence spéciale en économétrie (ULB, 1968)
Fontaine l'Evêque, le 14 octobre 1894 - 1976
Docteur en droit ; Licencié en sciences politiques et coloniales
La Société belge de Biologie est fondée en 1919. Elle est une filiale de la Société de Biologie, dont le siège se trouve à Paris. Les activités principales de la Société belge étaient, d’une part l’organisation de réunions visant à présenter les recherches des membres et d’autre part la correction des « notes » présentées en séances en vue de leurs publications dans les Comptes-rendus des séances de la Société de biologie et de ses filiales. La filiale belge compte environ 160 membres issus du personnel académique universitaire, du supérieur non universitaire et des centres de recherche scientifique belges. Elle était financée par la Fondation Universitaire. Les séances de la Société se déroulaient dans les auditoires de la Fondation. Elles avaient lieu un samedi par mois. Les demandes de présentation des « notes » des chercheurs se faisaient en amont des séances, auprès du secrétaire.
La Société de Biologie, dont le siège se trouve à Paris, est quant à elle fondée en 1848. Elle est toujours en activité de nos jours. C’est cette société fédératrice qui s’occupe de publier les Comptes-rendus de la Société de Biologie, ainsi que ceux des autres filiales. Les travaux de la filiale belge intègrent les Comptes-rendus à partir de 1919, au moment de la création de cette dernière. Dans le fonds d'archives, ce lien de filiation est matérialisé par la correspondance entre le secrétaire de la Société belge et Jean Roche, le secrétaire général de la Société.
La Société entretient également des liens avec la Faculté de médecine de l’ULB. La bibliothèque de la Faculté héberge la bibliothèque de la Société. Les Comptes-rendus étaient également envoyés et conservés physiquement dans cette bibliothèque. La Société ne peut cependant pas envoyer ces Comptes-rendus à d’autres bibliothèques étrangères, car c’est la Société mère qui possède les droits de diffusion du périodique.
Les activités principales de la Société belge étaient, d’une part l’organisation de réunions visant à présenter les recherches des membres et d’autre part la correction des « notes » présentées en séances en vue de leurs publications dans les Comptes-rendus des séances de la Société de biologie et de ses filiales. Les demandes de présentation des « notes » des chercheurs se faisaient en amont des séances, auprès du secrétaire.
La Société ne peut cependant pas envoyer ces Comptes-rendus à d’autres bibliothèques étrangères, car c’est la Société de Biologie de Paris qui possède les droits de diffusion du périodique.
L'Ordre des Frères Macchabées est le plus ancien ordre encore en activité aujourd'hui. L'Ordre a été créé en 1918 (ou 1919 en fonction des sources), juste après la Première Guerre Mondiale, et aurait été appelé les Funèbres Macchabées dans un premier temps.
Selon une légende, l'Ordre trouve son origine dans la période de guerre, où des étudiants furent envoyés sur le front. Là, dans les tranchées, ils auraient participé à des réunions secrètes, basées sur la camaraderie maçonnique, organisées par des francs-maçons plus âgés. Après la guerre, les étudiants auraient voulu recréer cette mentalité en fondant l'Ordre. Le nom découlerait du fait que certains étudiants ne sont pas revenus de la guerre, ou que ceux qui sont revenus ont vu la mort de trop près.
Une autre origine de l'Ordre avancée est que les fondateurs étaient des enfants de francs-maçons, et qu'ils auraient voulu recréer un équivalent de Loge à l'ULB.
Au début de l'Ordre, les étudiants pouvaient poser leur candidature, et les Macchas décidaient qui était digne de les rejoindre, après que ceux sélectionnés aient passé une série de tests et questions. Par la suite, les nouveaux membres sont cooptés, c'est-à-dire qu'un membre présente un étudiant aux Frères, qui est alors interrogé afin de décider de son admission. L'Ordre est très élitiste, et cherche surtout à recruter des étudiants bien placés dans des cercles, associations… A l'origine, l'Ordre est exclusivement masculin, et la première femme a être Grand Maître l'aurait été en 1981.
Si dans les années 20, leurs réunions étaient accessibles à la communauté universitaire, elles sont par la suite devenues secrètes. L'année 1931 marquerait le passage de l'existence publique à l'existence secrète de l'Ordre. Lors des réunions (tenures), les Frères se réunissent en toge et cagoule autour d'une table en fonction de leur hiérarchie. Chacune des fonctions porte un titre précis : Grand Maître, Antiseptique Injecteur, Méticuleux Gardien des Rites… Ces réunions servent à questionner les candidats potentiels, présenter des thèses (travaux thématiques), débattre du folklore et de problèmes universitaires, ou encore d'organiser des fêtes rituelles.
L'Ordre est rempli de symbolisme, tant au niveau des rites que de son langage. Ainsi, les jours et les mois portent des noms particuliers, et la correspondance fonctionne par antiphrase (il faut comprendre l'inverse de ce qui est écrit). Le décors et le vocabulaire se réfèrent souvent à la mort, le nombre 13 est sacré, et Jefke est un personnage important des rituels Macchas.
Le but de l'Ordre était de promouvoir un groupe construit sur la camaraderie estudiantine, afin de défendre les traditions estudiantines et les valeurs de l'ULB, comme le libre examen et la liberté d'expression. C'est dans cette optique que les Macchas communiquent par des tracts et des affiches à propos d'évènements d'actualités, en terminant souvent par la phrase : “Si la communauté universitaire ne réagit pas, les Macchas, eux, réagiront”. Les Frères Macchabées n'ont pas de revue officielle, mais ils ont pendant plusieurs années dirigé la publication du Bruxelles Universitaire, l'organe de l'Association Générale des Etudiants.
En ce qui concerne le lien avec la Franc-Maçonnerie, l'Ordre ne sert pas à proprement parler d'antichambre des loges, mais il est dit qu'à une époque, une partie des Frères rejoignaient une loge après leurs études.
Les activités de l'Ordre ont été interrompues pendant la Seconde Guerre Mondiale, l'occupant allemand étant fortement antimaçonnique. Une anecdote raconte que, dans un premier temps, les activités avaient continué, mais qu'au cours d'une tenure deux militaires allemands éméchés surgirent par hasard et crurent être au milieu d'un rituel maçonnique. Les Macchas se hâtèrent de partir et interrompirent leurs activités par prudence.
Cercle des étudiants de la région de Chimay
Bruxelles, 18 septembre 1957 - 11 décembre 2003.
Licence en histoire de l'art et archéologie (ULB, 1978), Docteur en histoire de l’art et archéologie (ULB, 1993) et premier assistant en art contemporain à l’ULB.
24 août 1870 à Kichinev - 1 février 1920 à Novorossiisk
Vladimir Pourichkevitch fut un homme politique russe, député de l'extrême droite à la Douma entre les années 1907 et 1917. Au début membre du mouvement conservateur et monarchiste l'Union du peuple russe il le quitta et créa en 1908 l'Union du peuple russe de Saint-Michel-Archange qui se montra plus radicale. En décembre 1916 il fit partie du groupe des nobles qui revandiquèrent avoir tué Grigori Raspoutine. Il fut connu pour ses opinions conspirationistes et antisémites.
Licence en philologie romane (ULB, 1936)
Cercle fondé en 1981
Cercle créé en 1977 et ayant pour objectif de promouvoir la construction d'une organisation médico-sanitaire de caractère global, accessible à tous sans obstacles.
Premier cercle homosexuel étudiant de Belgique francophone, c'est en 1982 que le CHE est créé à l'ULB. C'est sur base de ce premier cercle que d'autres verront le jour par la suite en Wallonie. Le cercle est très actif, car il organise au moins une activité par semaine. Si à l'origine, le Cercle se concentrait sur les thématiques lesbiennes et gays, il a suivi l'évolution du mouvement LGBTQIA+ et est ouvert à l'ensemble de la communauté. Mais il ne se limite pas à accueillir des personnes issues de cette communauté, et il accepte donc toute personne qui est en questionnement, qui s'intéresse aux thématiques ou à la culture LGBTQIA+.
Un des objectifs du Cercle est de promouvoir et défendre les droits des personnes queers, et c'est dans l'optique de soutenir les cercles LGBTQIA+ de Fédération Wallonie-Bruxelles qu'en 2012, en collaboration avec les CHE de Liège et de Namur, est créé les Cercles Homosexuels Estudiantins Francophones Fédérés (CHEFF).
Louis Le Bœuf (Schaerbeek, 15 janvier 1868 - Ixelles, 21 juillet 1939) entame des études de médecine à l'Université libre de Bruxelles en 1884 dont il sortira diplômé en 1892 avec une grande distinction. Sa carrière de médecin le conduit notamment à devenir dès 1901 le médecin des prince Albert et princesse Élisabeth, futur.es roi et reine de Belgique. Pendant la Première Guerre mondiale, il reste en Belgique et prend la tête de l'Ambulance du Palais royal. Collègue et ami d'Antoine Depage, il enseigna pendant plus vingt-cinq ans à l'École d'infermière Edith Cavell.
Il s'agit d'abord d'une société de guindaille exclusivement masculine, les Thanéas étant leur équivalent féminin. Avec le temps, l’Ordre du Phallus mélangera discussions, recherches philosophiques et activités festives comme, entre autres, la brocante organisée le 1er mai au Cimetière d’Ixelles. L'Ordre communique à travers sa revue "Le Monde diplomatich'" ou Phallus Hebdo. Leur chant est "Ni ni peau de chien" et leur symbole est la lettre grecque Phi ϕ
Le Cercle a pour but la revalorisation des dialectes régionaux et regrouper les étudiants paysans d'esprit
Association post-facultaire
Association post-facultaire
Association post-facultaire
Groupe littéraire bruxellois et revue littéraire, fondés par Paul Vanderborght en 1921. La revue connaîtra 4 numéros. Le nom "Lanterne sourde" est inventé par Charles Plisnier.
L'Union des Etudiants Juifs de Belgique (UJB) a été fondée par une cinquantaine de jeunes Juifs belges après la Seconde Guerre Mondiale.
A partir de 1948, l'UEJB publie un magazine: le Kadima.
Les objectifs de l'UEJB sont le soutien aux jeunes étudiants Juifs de Belgique, l'organisation d'activités culturelles, récréatives et militantes ainsi que l'éducation des jeunes au sens large en vue de les aider à devenir des citoyens responsables, actifs, critiques et solidaires.
L'association a pour objet social la défense et la propagation du libre examen ainsi que de l'esprit de fraternité. Elle met en avant en récompensant les personnes qui ont œuvré au prestige des Universités libres de Bruxelles (ULB et VUB).
Née en 1906 à Ransart (Hainaut), Mig Quinet s’installe à Bruxelles avec sa famille aux alentours de 1910 et intègre, dès les années 1920, le milieu artistique de la capitale. Lors de sa formation à l’Académie des Beaux-Arts de Bruxelles entre 1922 et 1932, l’artiste se rapproche du groupe 7 Arts (1922-1928), grâce au musicien René de Nobele, qu’elle épousera en 1931 et avec qui elle aura une fille, Nicole. Au sein de ce cercle, s’épanouissent d’abord son œuvre constructiviste et son mobilier Art Déco.
La Galerie Manteau est la première à soutenir des expositions personnelles de l’artiste, avec une première présentation en 1938. Elle entre alors dans une phase marquée par le fauvisme, mais renoue rapidement avec l’abstraction lorsqu’elle participe à l’exposition Jeune Peinture Belge à la Galerie Apollo en 1944.
Le 4 août 1945 commence l’aventure de La Jeune Peinture Belge, ASBL dont Quinet est l’un des membres fondateurs. En plus d’organiser leurs « Prix de la Jeune Peinture Belge » (ancêtre du Belgian Art Prize), visant à faire connaitre de jeunes peintres belges, les artistes du groupe se retrouvent lors de nombreuses expositions. En 1947, l’équipe s’envole pour l’une d’elle à Stockholm, mais un accident de voiture blesse Mig Quinet, qui doit être hospitalisée plusieurs mois pour un traumatisme crânien. En mars 1949, à la suite du décès de René Lust, président de l’ASBL, La Jeune Peinture Belge se dissout.
À partir de la fin des années 1950, son style évolue vers une abstraction célébrant les éléments naturels. En 1965, un nouveau tournant s’opère avec un retour à la figuration. Quinet n’a jamais cessé de présenter son travail, que ce soit dans des expositions collectives ou personnelles, notamment à l’ULB. Cela fut vrai de son vivant comme après sa disparition en 2001, grâce à l’action de sa fille, Nicole de Nobele-Mesnage, qui a assuré le rôle de manager de l’artiste.
Orientation bibliographique :
- Denis Laoureux, Mig Quinet. Abstraction faite. Anvers, Pandora Publishers NV, 2013.
- Site internet de la Fondation Mig Quinet, https://migquinet.be/, dernière consultation le 12 décembre 2025.
Association étudiante libérale d'inspiration flamande, fondée à Gand en 1930 puis à Bruxelles en 1937. La LVSV s'est présentée tour à tour comme une organisation flamande, humaniste, libérale et axée sur les étudiants
Cercle politique valorisant les idéaux de gauches, principalement socialiste
Fondée en juin 1896 par un groupe d'étudiants afin de représenter officiellement le corps des étudiants, d'améliorer leurs conditions de vie et de défendre à l'Université le libre-examen. Le premier Comité provisoire fut présidé par André Guillery. A cette époque, l'A.G. organisait de nombreuses activités (bals, conférences, concerts...) et elle éditait deux revues : Le Trumeau bissextil et Education de Prince.
En 1909, l'A.G. devient un cercle à part entière disposant d'une assemblée générale et ayant pour objectifs la création d'une Maison des Etudiants et la représentation des étudiants auprès des autorités académiques.
Après la Guerre et la fermeture de l'ULB, l'A.G. traverse une période difficile, celle-ci n'arrivant pas à s'adapter à l'évolution de la population étudiante et à l'apparition d'une conscience facultaire. Cependant, dès 1920, tous les étudiants libre-exaministes inscrits à un cercle facultaire en sont membres. A partir de la moitié des années 20, elle réussit à reprendre sa place de représentation de la communauté estudiantine et de défense du Libre examen.
Au cours des années 50, l'A.G. connut une crise importante, liée au manque de démocratie et de représentativité dans le processus d'élection de ses dirigeants. Certains cercles facultaires avaient d'ailleurs décidé de se distancer de l'Association. Ceci mena à sa dissolution en 1959. L'A.G. réapparait dans les années 60, mais elle est toujours en crise, avec des comités intérimaires et des problèmes de comptes. De nombreux cercles réclament des réformes et même la création de nouveaux organismes représentant les étudiants. En janvier 1963, un nouvel organisme est créé : le Parlement Etudiant. Ses membres sont élus par les étudiants des différentes facultés et il a pour objectif d'élire et contrôler le bureau exécutif de l'A.G. Mais au cours de l'année 64-65, le bureau exécutif devient de plus en plus politisé, et le Parlement n'arrive plus à le contrôler à cause d'absentéisme. Ce dernier sera d'ailleurs dissous la même année, laissant le bureau assurer la gestion de l'A.G seul jusqu'à la fin de 1965. Un nouveau bureau sera élu en 1967, avec pour objectif de former un nouveau Parlement, qui verra le jour en avril 1968. Cependant, le bureau qui en découlera ne sera pas très actif. L'association sera définitivement dissoute en 1970.
L'Association des Cercles facultaires créée en 1973 reprend les mêmes objectifs que l'A.G.
Fondé en 1947 par des étudiants de Charleroi et de Thuin, le nom du cercle provient du chant de l'ULB: le Semeur. Le Semeur est un cercle interrégional, ce n'est pas un cercle folklorique proprement dit et il n'organise donc pas de baptême.
Le semeur organise chaque année la Brassicole ainsi qu'un TD de Carnaval.
Le Cercle Polytechnique (CP) est un cercle facultaire de l’ULB. Sa création remonte au 4 décembre 1884, c'est l'un des cercles étudiants les plus anciens de l’Université. Les documents de création ne sont malheureusement pas arrivés jusqu’à nous, nous laissant uniquement le nom de deux créateurs: Emile Tassel et Oscar Schmidt. La mission du cercle, qui reste inchangée, est de défendre le principe du Libre examen, collaborer à l’enseignement à l’aide de voyages et visites, mais également établir un lien entre les membres. Pendant les premières années, le cercle ne sera pas présidé, jusqu’en 1914, lorsqu’il fallut demander des subsides. C’est Henri Michel qui fût le premier président, laissant son nom dans le cri du CP: “Henri, Volt, Ampère”.
Le CP est un cercle folklorique qui organise chaque année une bleusaille. Étant également un cercle facultaire, le baptême n’est pas obligatoire pour pouvoir participer aux activités du cercle ou pouvoir y devenir administrateur·ice. Voici certains évènements organisés par le cercle: la Nuit Polytechnique (depuis 1926), des vacances au ski, un banquet nommé la Sainte Barbe chaque 4 décembre, des jobdays, les 6h Cuistax (depuis 1988), voyages à Peyresq, le Festival de la chanson Estudiantine (depuis 1975), TD, pré-TD, une revue (depuis 1888), conférences et sorties culturelles. D’autres organes sont rattachés au cercle, comme par exemple l’Ordre de la Grande Molette (depuis 1965), la Ludothèque (depuis 1992), ou encore la Guilde Polytechnique, organe chantant du CP.
Le CP dispose d’un journal, l’Engrenage, qui paraît depuis 1965 quelques fois par an pour des occasions spéciales. Auparavant, le CP sortait également la REP (Revue Étudiante Polytechnique, qui a commencé en 1921) ayant pour but d’expliquer des points abordés trop rapidement en cours.
Les cercles de l’ULB utilisent de nombreux symboles, c’est également le cas du CP, qui utilise la couleur noire, la molette, le Zéphyrin (dit le plus grand et plus petit poil du CP), la Sainte Barbe, les boulons, …
-Bruxelles, 23 octobre 2023