Wavre, le 15 février 1922 - Bruxelles, le 17 mai 2014.
Malines, le 14 avril 1905 - Bruxelles, le 18 décembre 1969
Docteur en médecine, chirurgie et accouchements (ULB, 1931)
Chercheur et spécialiste de valeur dans les domaines de la bactériologie et de la parasitologie.
Licence en sociologie (ULB, 1995) ; Doctorat en criminologie (ULB, 2003)
Anvers, 4 février 1937 - Rhode-Saint-Genèse, 24 février 2014
Licence en sciences économiques (ULB, 1966) ; doctorat en sciences économiques (ULB, 1970)
Paris, 3 octobre 1955 -
Licenciée en sciences sociales (ULB, 1978), licenciée spéciale en coopération et développement (ULB, 1979), docteur en sciences sociales (ULB, 1986)
Frameries, 22 mars 1944 - Forest, 26 novembre 1996.
Licencié en philosophie et lettres, groupe Histoire (ULB, 1965)
Photographe ayant principalement exercé à Bruxelles de1870 à 1898, spécialiste de la photographie scientifique et légale.
Tournai, le 13 décembre 1951 -
Pharmacien (1974)
Poète belge né à Molenbeek-Saint-Jean le 2 juin 1898 et décédé à Mougins le 25 octobre 1990.
Représentant de commerce textile pendant 34 ans pour la maison de commerce familiale, il publie son premier recueil de poèmes en 1923 sous le pseudonyme de Géo Norge.
Son fils Jean Mogin nait de son mariage avec Jeanne Laigle en 1918. Jean Mogin épousera la poétesse Lucienne Desnoues.
En 1925, il fonde le théâtre du Groupe libre avec Raymond Rouleau.
De sa rencontre avec Pierre-Louis Flouquet et Edmond Vandercammen en 1931 nait "Le Journal des poètes".
Il fonde les "Cahiers blancs" en 1937.
En 1940, il épouse l'artiste peintre Denise Perrier-Berche.
Après une pleine reconnaissance de sa poésie à la fin des années 50, il émigre en Provence et devient antiquaire à Saint Paul de Vence en 1955.
Norge meurt à Mougins en 1990 suivi de son épouse quelques années plus tard.
Née le 2 mai 1892 à Auderghem et morte le 7 août 1978 à Coxyde, est romaniste, historienne de la littérature et critique littéraire belge.
En 1937 elle épouse le poète catalan exilé Josep Carner i Puig-Oriol (1884-1970), elle l’accompagne, avant le déclenchement de la guerre, au Mexique où elle resta durant tout le conflit. Elle y enseigne et y fonde avec son mari la revue Orbe.
Bruxelles, 1933 - 2023
Ingénieur civil des constructions (1956) ; docteur en sciences appliquées (1963)
Licence en droit (ULB, 1991), Doctorat en sciences juridiques (ULB, 2002)
Courtrai, le 27 mars 1851 - Bruxelles, le 4 septembre 1920
Etude le droit à l'université de Gand puis fréquenta les universités de Heidelberg, Leipzig et Berlin, Il succède à Alphonse Rivier comme professeur de droit international.
Licence en Philologie romane (ULB, 1965) ; Doctorat en Philologie romane (ULB, 1975)
Auteur dramatique. Professeur, ses cours portent sur l’analyse de films et l’esthétique cinématographique.
Anvers, le 12 février 1891 - Bruxelles, le 20 octobre 1972
Docteur en médecine (1921), Docteur en sciences psychiatriques (1931)
Uccle, le 16 juillet 1925 - Bruxelles, le 8 juin 2012
Licenciée en Sciences botaniques, spécialisée en Physiologie végétale (ULB, 1948) ; docteur en sciences, physiologie végétale (ULB, 1963)
Bruxelles, 18 septembre 1957 - 11 décembre 2003.
Licence en histoire de l'art et archéologie (ULB, 1978), Docteur en histoire de l’art et archéologie (ULB, 1993) et premier assistant en art contemporain à l’ULB.
Molenbeek, le 28 mai 1888 - Ixelles, le 3 juin 1959
Ingénieur commercial (ULB, 1910) et licencié en sciences politiques et sociales (ULB, 1910)
Crée l'Institut de statistique en 1952.
Bruxelles, le 14 décembre 1836 - Saint-Gilles, le 30 janvier 1899
Docteur en droit (1858) de l'Université libre de Bruxelles.
Doctorat en sciences politiques et relations internationales (Sciences Po, Paris, 2009)
Parthenay, 19 novembre 1898 - Suresnes, 19 septembre 1958.
Licencié en philosophie de l'École Normale Supérieure ; Docteur en médecine (Paris, 1929) et docteur ès lettres (Paris, 1947).
Professeur ordinaire de psychologie aux Facultés de Philosophie et lettres, des Sciences et des Sciences politiques, économiques et sociales, aux Écoles des Sciences pédagogiques, des Sciences criminologiques, des Sciences de l'Éducation, des Infirmières, annexée à L'Université, aux Instituts de Philologie et d'Histoire orientales et slaves, et du Travail.
Ingénieur commercial (ULB, 1998) ; Histoire de l'art et archéologie (ULB, 2001) et Docteur en sciences économiques et de gestion (ULB, 2003)
Bruxelles, le 7 avril 1814 - le 3 novembre 1880
Avocat, historien et homme politique
La Haye, le 19 septembre 1916 - Bruxelles, le 28 août 1980
Psychologue clinicien. Certificat de pédagogie (1938), diplôme spécial de psychologie appliquée aux consultations pour enfants (1938) et diplôme général d'études pédagogiques (1939), docteur en philosophie de l'Université de Genève (1941).
De retour en Belgique en 1945, il devient assistant du professeur Nyssen à l'Ecole de pédagogie de l'Université libre de Bruxelles.
Metz, le 16 juillet 1794 - Paris, le 23 mars 1867
Avocat de l'Université de Strasbourg (1815).
Haine-Saint-Paul, le 23 septembre 1976 -
Licence en sciences mathématiques (ULB, 1998) ; Doctorat en Sciences, orientation statistique (ULB, 2002)
Athènes, 14 février 1934 - Bruxelles, 7 mars 2009.
ingénieur civil des Mines (1958), docteur en sciences appliquées (1964), professeur ordinaire et directeur de service à l'Université libre de Bruxelles, membre de l'Académie royale des sciences outre-mer et de sociétés savantes. Nommé professeur ordinaire le 1er octobre 1976 et prend la tête du service d’exploitation des mines de l’ULB, fonction qu’il occupera jusqu’à sa retraite en octobre 1999.
Ingénieur civil des constructions (ULB, 1935)
Fils du peintre Jules Pappaert.
Docteur en sciences mathématiques (ULB, 1945)
Docteur en médecine (ULB, 1885)
Charles, inscrit en 1878 en médecine à l'Université libre de Bruxelles, diplômé en 1885
Licence (Master) en Langues et littératures romanes (ULB, 1997) ; Doctorat en lettres modernes (Université de Toulouse-Le Mirail / Université libre de Bruxelles, 2006)
Schaerbeek, le 1er juin 1906 - Watermael-Boitsfort, le 24 août 1991
Docteur en médecine (1930)
Uccle, le 30 janvier 1934 - Bruxelles, le 23 mars 2020
Docteur en Médecine (1958)
Licence en sciences politiques (ULB, 2003). Doctorat en sciences politiques et sociales (ULB, 2008)
Obaix, le 10 mars 1930 - le 11 mars 1991
Diplôme de pharmacien (1956)
Malines, le 15 avril 1867 - Ixelles, le 18 janvier 1959
Docteur en médecine, chirurgie et accouchements (Ulb,1892) ; docteur spécial en sciences médicales (1897).
Médecin pédiatre, il participera à la fondation de l'École de Pédagogie.
Licence en Philosophie et lettre (Philologie germanique) (1966) ; Docteur en philosophie et lettres (1968)
Bruxelles, le 14 décembre 1902 - id., le 11 avril 1964
Docteur en philosophie et lettres (ULB, 1924). Auteur de la thèse, défendue en avril 1939, "Les fastes d'Ovide, Histoire du texte"
Diplôme de Docteur en médecine, chirurgie et accouchements (1965), Licence Spéciale en Neuro-Psychiatrie (ULB 1968), Licence Spéciale en médecine légale, Section Psychiatrique (ULB 1969)
DEA de philosophie (Université Paris IV-Sorbonne, 2003)
Bruxelles, 7 janvier 1903 - 1 juillet 1985.
Doctorat en sciences physiques et mathématiques (ULB, 1926)
Bruxelles, le 26 juin 1863 - Bruxelles, le 5 mai 1945
Docteur en sciences naturelles (ULB, 1884), Docteur spécial en sciences zoologiques (ULB, 1888)
Varsovie, 20 mai 1912 - Bruxelles, 22 janvier 1984.
Chaïm Perelman est un philosophe très influent dans le domaine du droit et de l'argumentation. Avec son épouse Fela, il fonde le Comité de Défense des Juifs et tous deux s'engagent dans la résistance durant la Seconde Guerre mondiale. Philosophe et logicien d’origine polonaise et naturalisé belge.
Doctorat en Histoire à l'Université libre de Bruxelles. Historienne et écrivain.
Recogne, le 12 février 1879 - Bruxelles, le 30 juillet 1959
Docteur en droit, (1902), docteur en philosophie et lettres (groupe de l'histoire) (1903), docteur spécial en histoire (1907) de l'Université libre de Bruxelles.
Bruxelles, le 23 avril 1844 - 1913
Docteur en droit (ULB, 1867). Professeur d'histoire, de géographie et de littérature française.
Dates d'existence : 1901-1928
Jean Périer, fils de Gaston-Frédéric Périer et de Jeanne Thys, nait le 9 mars 1901 à Bruxelles et meurt en février 1928. Il effectue ses études secondaires à l’Athénée royal d’Ixelles où il rencontre, entre autres, Max Pierret, Robert de Geynst et Marcel Cuvelier. Il se distingue très tôt par ses productions littéraires en créant quelques revues ; La Lyre du Potache, l’Hermès et le Cénacle et en écrivant le discours d’adieu à la fin de sa rhétorique en 1918. Quelques mois plus tard, il fonde un cercle littéraire, le Cénacle et en janvier 1919, il s’inscrit en faculté de Droit à l’Université libre de Bruxelles. C’est à cette période que ses productions littéraires s’intensifient. Il collabore avec diverses revues comme La Patrie Belge, dans laquelle un de ses poèmes sera publié pour la première fois, et il fera imprimer le Combat de la Neige et du Poète en janvier 1920. Il ajoute le prénom de son grand-père paternel, Odilon, afin d’éviter toute confusion avec l’acteur homonyme et publie La Vertu et le Chant en juillet de la même année. Il entame son service militaire à Beverloo en avril 1922 et y rencontre Eric de Hauleville avec lequel il nouera une grande amitié. Cependant, son service militaire lui cause vite des problèmes de santé et, en juillet, il développe une angine puis des rhumatismes articulaires qui l’obligent à rester alité jusqu’en octobre 1922 et ne le quitteront jamais, il passera sa vie entre crises et cures. Sa maladie ne l’empêche pas de publier Notre Mère la Ville durant ses mois de convalescence. Au début de l’année 1923, il entre à La Nouvelle Revue Française, où il rencontre Marcel Arland, Jules Supervielle et d’autres passionnés de littérature. Dès cette année et jusqu’en 1926, il passera son temps à Bruxelles, Paris et au Zoute, en subissant des crises de rhumatisme. Il se voit rappelé à Berveloo en août et septembre 1924. En février 1925 a lieu la représentation de sa pièce Les Indifférents au théâtre des Marais et Odilon-Jean Périer effectue un nouveau séjour au camp de Beverloo de juin à juillet. Entre deux crises de rhumatisme, il publie le Jeu de Carte en fin d’année. Il effectue plusieurs voyages en 1926, en Italie et en France et publie Le Passage des Anges. Il se marie avec Laure Féron en septembre et repart ensuite en Italie pour revenir à Bruxelles un mois plus tard. En 1927, il passe son temps entre Bruxelles et le Zoute et publie Le Promeneur en janvier. Il effectuera ensuite une cure à Aix-la-Chapelle et publie, en collaboration avec ses amis, le Premier Livret en décembre. Odilon-Jean Périer meurt d’une péricardite rhumatismale le 22 février 1928, le jour de la publication du Deuxième Livret et quelques jours avant la naissance de son fils, Olivier-Jean Périer.
Forme parallèle du nom : Périer, Jean
Fonctions et activités :
• Élève à l’Athénée royal d’Ixelles (1911-1918)
• Étudiant en droit à l’Université Libre de Bruxelles (1919-1924)
• Docteur en droit (1924)
• Poète et écrivain
Namur, le 1er février 1966 -
Licence en sciences sociales (1989), Licence en histoire de l'art et archéologie (1989), Docteur en sciences sociales (1993)
Licencié en sciences politiques et administratives (ULB, 1959)
Marseille, le 25 mai 1895 - Uccle, le 1er juin 1937
Docteur en philologie classique (ULB, 1920)
Etudie l'antiquité classique, la philologie et l'archéologie. Crée la Fondation archéologique.
Magdeburg, 27 juin 1846 - Berlin, 2 août 1916.
Entame des études d'histoire à Bonn, mais les termine à l'Université de Berlin où il obtient son doctorat. Suite à un refus de nomination de poste de professeur à Bonn, il accepte la place de professeur tutélaire d'histoire à l'Université libre de Bruxelles en 1878. L'ambiance anti-allemande régnant à Bruxelles, il démissionne de son poste de recteur et de professeur en 1891 pour rentrer à Berlin.
Atkarsk (Russie), 27 octobre 1885 - Paris, 2 août 1960.
Ingénieur du génie maritime. Licencié es Lettres (Histoire) à la Sorbonne. Licencié en droit de l'Université de Paris.
Edmond-Désiré Picard naît le 15 décembre 1836 à Bruxelles à la rue des Minimes. Issu d’une famille bourgeoise, il est le quatrième d’une fratrie de cinq enfants. Son père, François-David Picard, né le 14 février 1803, est enseignant en droit à l’Université Libre de Bruxelles. Sa mère, Marie-Josèphe Moens de Roose est originaire de Flandre orientale. Elle n’enseignera jamais sa langue natale à ses enfants mais Edmond Picard se fera un fervent défenseur du bilinguisme en Belgique. Son père a des opinions anticléricales tandis que sa mère poursuit la foi traditionnelle chrétienne. Le jeune Picard adoptera lui très vite les idées anticléricales de son père. Il fait d’ailleurs ses études secondaires à l’Athénée de Bruxelles.
En 1854 et 1855, il s’embarque pour une traversée jusqu’à New York avec son frère cadet Emile. L’année suivante, exempt du service militaire par tirage au sort, Picard voyage au Chili. Il passe ensuite son examen de navigation mais il choisit finalement de s’inscrire à la faculté de droit de l’Université Libre de Bruxelles. Il y rencontre son futur adversaire juridique Charles Woeste mais aussi Paul Janson, avec qui il se lie d’amitié. Edmond Picard est diplômé de la faculté de droit en avril 1860. Il réalise ensuite un stage chez l’avocat Jules Lejeune. En mai 1864, il obtient son agrégation et fait aussi sa thèse de doctorat en droit intitulée Essai sur la certitude dans le droit naturel.
La même année, le 26 juillet 1864, il épouse Adèle Olin, qu’il avait rencontrée grâce à son frère Xavier Olin que Picard a côtoyé durant ses études. La famille Olin travaille dans l’industrie du papier et jouit d’une très bonne situation financière dont profitera Picard grâce à la dot d’Adèle Olin. Le couple aura trois fils. L’ainé, Georges, naît en 1865, le second, William, en 1868, et le cadet, Robert en 1870. Georges Picard, dont le fonds rassemble beaucoup de ses lettres, a suivi des études d’ingénierie électrique à l’Institut électrotechnique Montefiore de Liège. À Liège, il loge chez le magistrat Napoléon d’Hoffschmidt, un grand ami de son père et dont Georges fait de nombreuses fois mentions dans ses lettres. Durant ses études, il se rapproche du groupe d’artistes symbolistes liégeois et pratique la photographie, il participera d’ailleurs à l’illustration du roman de son père La Forge Roussel paru en 1884. Certaines lettres envoyées par Georges à son père font part de cette collaboration. Après ses études, il travaillera dans l’industrie de papier à Virginal que développe la famille Olin-Picard. Il épousera en 1895 Marie Amoré, fille d’un entrepreneur exilé aux Etats-Unis pour y faire fortune. De Georges, Edmond Picard aura deux petits-enfants : Olivier-David et Andrée-Anne.
Bien établi et père de trois enfants, Edmond Picard s’inscrit aisément dans la vie politique et juridique bruxelloise et travaille au Barreau. Il s’installe au 47, avenue de la Toison d’Or, dans un quartier bourgeois proche du Palais de Justice où habitent beaucoup d’avocats et membres du barreau. Cette résidence, où il reçoit tout le Bruxelles artistique et politique, est le symbole de son ascension sociale. Picard défend les idéaux socialistes et démocratiques. Porte-parole du peuple, il publie en 1866 un Manifeste des ouvriers. Nationaliste endurci, il défend, en dépit des différences linguistiques, l’existence d’une âme belge. Son nationalisme prégnant explique en partie ses pensées antisémites et racistes, véhiculées aussi par son œuvre littéraire.
En 1882, Edmond Picard est avocat de la défense dans l’affaire Peltzer, qui a été très médiatisée. Léon et Armand Peltzer assassinent un avocat à la rue de la Loi à Bruxelles. Picard perd le procès et les deux accusés écopent de la prison à perpétuité.
Edmond Picard défend aussi ses amis écrivains dans les procès pour atteinte aux bonnes mœurs. L’écrivain Camille Lemonnier est porté en justice pour sa nouvelle L’Enfant du crapaud parue en 1888 dans le Gil Blas et en 1893 pour la nouvelle L’homme qui tuait des femmes. L’avocat plaide à chaque fois en faveur de la liberté artistique.
S’illustrant autant dans la justice et la politique nationale et internationale, Picard est élu au poste de sénateur et accède ensuite au statut de bâtonnier en 1898.
En parallèle de sa carrière professionnelle judiciaire, Edmond Picard mène aussi une vie littéraire et culturelle. Il débute dans le monde des lettres par la poésie et il reçoit le soutien de l’écrivain Charles Potvin. Ses œuvres ont alors pour but de transmettre ses idées et ses sentiments. En 1879, il publie Rêveries d’un stagiaire qui révèlent ses émotions intimes. Il écrit ensuite des ouvrages qui mettent en scène la vie judiciaire belge, tels que Paradoxe sur l’avocat en 1879, Mon oncle le jurisconsulte en 1884 et La Veillée de l’huissier en 1885. Il se distingue aussi dans le genre du théâtre avec Le Juré et la pièce Jéricho en 1902. Parti au Maroc en 1887 et au Congo en 1896, Picard publie ses récits de voyages. Il fait paraître El Moghreb al Aksa 1889 et En Congolie en 1896.
Edmond Picard se démarque surtout dans la presse littéraire et artistique belge en fondant en 1881 l’hebdomadaire L’Art moderne en collaboration avec l’avocat Octave Maus.
Cette revue souhaite promouvoir l’art en général, toutes disciplines confondues et sans mettre en avant une esthétique en particulier. Emile Verhaeren fera partie du comité de rédaction. Picard fonde également en 1882 la Revue moderne avec Max Waller mais celle-ci ne paraîtra qu’un an. En dehors de son propre journal, l’écrivain publie énormément de chroniques dans la presse en collaborant à La Liberté, à La Chronique, au Peuple, à La Belgique artistique et littéraire et La ligue artistique.
Grâce au retentissement de L’Art moderne, Picard sera très proche d’un vaste réseau d’écrivains français. Il est l’ami fidèle de Léon Cladel et il entretiendra avec sa fille Judith Cladel, aussi écrivaine, une longue relation amoureuse.
Edmond Picard fut aussi un grand animateur de la vie artistique bruxelloise de son temps. Dès sa sortie de l’université, il fréquente les ateliers d’artistes et affine son goût d’esthète défenseur de l’art moderne. Dans les années 1880, il adhère à notion d’art social qui résonne avec ses propres idéaux socialistes. En plus de sa création de L’Art moderne, qui anime le débat artistique dans la capitale belge, Picard est lui-même mécène et collectionneur. Il est un collectionneur attitré de Félicien Rops, à qui il achète La Tentation de saint Antoine en 1878. Les deux hommes entretiennent une longue relation amicale. Picard est aussi le mécène et le collectionneur d’Odilon Redon qui illustrera ses livres à partir de 1886. De plus, l’esthète crée ou participe à la promotion de centres et d’institutions artistiques. En 1893, il déménage au 51, rue Ducale et transforme sa demeure à l’avenue de la Toison d’Or en maison d’art où ont lieu des expositions et des ventes d’art. En 1906, il ouvre un centre d’art à Ostende où se tiennent des conférences, des expositions sur la littérature belge et des pièces de théâtre. Il contribue aussi à la création de la Libre Académie de Bruxelles.
En 1921, retraité, Edmond Picard se retire à Dave, près de Namur, pour y passer ses vieux jours. Il décède le 19 février 1924 à la suite d’une congestion cérébrale et est enterré au cimetière de Laeken à Bruxelles.
Bâle, le 28 janvier 1884 - Chexbres, le 24 mars 1962
Ingénieur-mécanicien (Ecole polytechnique de Zurich, 1910) ; Docteur ès sciences (Ecole polytechnique de Zurich, 1913)
En 1922, Auguste occupe la chaire de physique à l'Université libre de Bruxelles et dirigera le nouveau laboratoire de physique alors en cours de construction.
Namur, le 11 mars 1864 - le 6 juin 1924
Diplôme d'ingénieur civil des mines (Université de Liège). Il participe au développement du réseau téléphonique.
Licencié en droit (ULB, 2000), licence spécialisée en droit international public (ULB, 2002) et licence approfondie en théories du droit (FUSL, 2006)
Docteur en philosophie et lettres (1998).
Professeur d'histoire contemporaine
Pigeolet, Arsène (1814 – 1902). Il débute ses études de médecine à l’Université de Louvain avant de rejoindre celle de Bruxelles et d’obtenir les grades de Docteur en médecine, puis en chirurgie et en accouchements en 1837. Ses diplômes acquis, il reçoit une bourse de voyage du gouvernement qui lui permet de visiter les universités de France, d’Allemagne, d’Italie, d’Angleterre et de Hollande entre les années 1838 et 1841. De retour à Bruxelles, il pratique la médecine des pauvres entre 1842 et 1847 et est nommé médecin de l’Hospice Pachéco en 1843. En 1845, il soutient devant la Faculté de médecine une thèse intitulée Etude sur la maladie de la hanche à l’issue de laquelle il est fait Docteur agrégé de la Faculté de médecine à l’Université Libre de Bruxelles. En 1850, il est nommé Professeur extraordinaire. Il dispense de nombreux cours à l’Université dont ceux de la théorie des accouchements dès 1849, de la clinique des maladies des enfants de 1852 à 1856, de la clinique interne à Saint-Pierre de 1861 à 1866 et enfin celui de la clinique des accouchements à la maternité dès 1878. Il remplit la fonction de Recteur lors de l’année académique 1878 – 1879 et est reçu à l’éméritat en 1885. Voir : A.U.L.B., Dossier administratif d’Arsène Pigeolet; R. Bardez, La Faculté de médecine de l’Université Libre de Bruxelles: entre création, circulation et enseignement des savoirs (1795 – 1914), non publiée, Université libre de Bruxelles, 2015, p.444.
Docteur en science politique (ULB, 2006)
Licence en philosophie (ULB, 1985), Docteur en philosophie (ULB, 2000)
Verviers, le 23 décembre 1862 - Uccle, le 25 octobre 1935.
Doctorat en philosophie et lettres (Université de Liège, 1883)
En 1886, il est professeur à l'Université de Gand et y enseigne l'histoire du Moyen Âge et l'histoire de Belgique.
Gand, 26 juin 1891 - France, 7 septembre 1972.
Docteur en droit et en philosophie et lettres (Histoire) de l'Université de Gand (entre 1909 et 1914)
Historien du droit et égyptologue. Professeur des universités de Bruxelles et de Genève. Titulaire de la chaire d'histoire du droit de l'université libre de Bruxelles créée en 1921.
Fondateur, avec Robert Werner, de l'Institut oriental de l'ULB
Ingénieur-architecte (UCL, 1978)
Docteur en santé publique
Schaerbeek en 1913 - 1991
Docteur en droit (1935), licence en notariat (1935)
Donne des cours clandestins pendant la guerre.
Saint-Nazaire (France), le 28 octobre 1920 -
Ingénieur civil (ULB, 1945)
Licence en Sciences politique et Relations internationales (ULB, 1987)
Dijon, le 16 août 1920 - Bruxelles, le 25 mai 2004.
Philologue.
Il enseigne la langue et la littérature allemandes (1945-1989).
Docteur en sciences pharmaceutiques (ULB, 2002)
Docteur en médecine (ULB, 1899)
Saint-Ghislain, 2 avril 1909 - Bruxelles, 18 décembre 1993.
Licencié en philosophie et lettres (ULB, 1935). Docteur en philologie romane (ULB, 1950)
Linguiste. Il est le premier président du Cercle de philosophie et lettres (CPL)
Responsable de la communication de l'ULB.
Liège, 1937 -
Ingénieur civil mécanicien-électricien (1960)
Poète, critique, journaliste belge de langue française. Né à Mons le 2 décembre 1818 et décédé à Ixelles le 2 mars 1902.
Il est co-fondateur de la Revue de Belgique en 1869.
Conservateur du Musée Wiertz et membre de l'Académie royale de Belgique, il était l'ami de Charles De Coster et d'Antoine Wiertz.
Jean Potvin est un ingénieur civil et architecte belge, diplômé de l’Université catholique de Louvain (UCL) en 1959. Né à Ixelles le 23 décembre 1935, il complète sa formation par un séjour de dix mois à Londres, où il travaille comme assistant au sein de la firme Anderson, spécialisée dans les constructions scolaires. Il ouvre son propre bureau d’architecture en décembre 1961.
En 1962, il est nommé attaché aux Services techniques de l’UCL, contribuant à la mise en route des études de programmation, d’urbanisme et des projets d’extension pour les facultés des sciences et des sciences appliquées. Urbaniste engagé, il participe notamment à des études d’aménagement à Louvain-la-Neuve sous l’égide de l’Intercommunale du Brabant wallon (IBW). Il développe également un système de construction industrialisée pour l’habitat africain, utilisant des éléments préfabriqués pour des constructions économiques.
Jean Potvin est l’auteur de plusieurs réalisations architecturales majeures : le Théâtre Jean Vilar à Louvain-la-Neuve, la Nonciature à Woluwe-Saint-Pierre, des logements et une station de pompage à la faculté de médecine de l’ULB à Woluwe, ainsi que « Les petites maisons », une institution psychiatrique pour enfants à Chastre. En collaboration avec l’ingénieur René Greisch, il réalise plusieurs agrandissements et travaux à l’abbaye de Maredsous.
À partir de la fin des années 1970, il enseigne plusieurs cours à La Cambre (1979-1984) dont un sur les technologies de la construction et un autre sur l'électricité. Il donne également des cours à l’Institut supérieur d’architecture Saint-Luc à Tournai (1981-1984) et qu’en tant que maître de conférence invité à l’UCL (1980-1983), où il donne des cours sur les technologies de la construction et la rationalisation du bâtiment.
Engagé dans la vie professionnelle et culturelle, Jean Potvin est membre correspondant de la Commission royale des Monuments et des Sites (CRMS) pour la province de Brabant (1974-1985) et membre du groupe de travail pour Bruxelles (1978-1984). Il est également secrétaire de la Société centrale d’Architecture de Belgique (SCAB), membre de la Commission d’urbanisme de la Ville de Bruxelles (CUCB) et y intervient en tant que conseiller esthétique.
Jean Potvin décède à Bruxelles le 31 décembre 1985.
Anvers le 27 août 1921 - le 17 janvier 2019
Docteur en médecine (1946)
Myschega (Russie), 16 septembre 1904 - Bruxelles, 28 septembre 1998.
Ingénieur civil mécanicien électricien, section chimie et électrochimie (ULB, 1927).
En 1934, il intègre l'université, où se déroulera le reste de sa carrière, d'abord comme assistant et suppléant, puis comme chef de travaux et chargé de cours, et finalement comme professeur extraordinaire. Il y assume les cours de chimie générale, d'électrochimie, de chimie physique appliquée, de catalyse, de métallurgie et de chimie analytique.
Liège, 21 décembre 1904 - Bruxelles, 29 mars 1979.
Docteur ès lettres (ULB, 1927).
Historienne, spécialiste de philologie classique et de la période hellénistique.
Licencié en philologie classique (ULB, Jury central, 1942), docteur en philosophie et lettres (1949)
Licencié en Langues et littératures romanes (ULB, 1997) ; Docteur en Philosophie et Lettres, orientation Langue et Littérature (ULB, 2002) : Thèse : Le Petit Concile de Bossuet et la christianisation des mœurs et des pratiques littéraires sous Louis XIV
Chercheur qualifié honoraire auprès du FRS-FNRS, Fabrice PREYAT est professeur d’histoire et de sociologie de la bande dessinée (XIXe-XXIe siècles) et de la littérature française des XVIIe et XVIIIe siècles à l’Université libre de Bruxelles.
Moscou, 25 janvier 1917 - Bruxelles, 28 mai 2003.
Licencié en sciences physiques et chimiques (ULB, 1939), Docteur en sciences physiques (ULB, 1941)
Physicien, chimiste et philosophe belge a reçu le prix Nobel de chimie en 1977. Directeur des Instituts internationaux de Physique et de Chimie, fondés par E. Solvay (1970-2003)
Bruxelles, 2 novembre 1845 - id., 29 septembre 1919
Docteur en droit en 1867 (ULB).
Inscrit au barreau en 1868, il est désigné, en 1876, suppléant du cours de "Droit criminel belge", puis est nommé chargé de cours en 1878 lorsque Charles Graux entre dans le Gouvernement libéral.
Mulheim s/Rhin, le 28 juillet 1857 - Uccle, le 1er août 1910
Architecte (Académie des beaux-arts de Bruxelles, 1902)
Chargé de cours à l'Université libre de Bruxelles, section journalisme et communication.
Docteur en Histoire (Université libre de Bruxelles, 1927). Il anime et dirige les cours universitaires "clandestins" organisés à Bruxelles de 1941 à 1943. Président du Cercle d'Histoire (1932-1935). Crée en 1935 l'Association des professeurs issus de l'Université libre de Bruxelles.
Docteur en droit (ULB, 1998)
Bruxelles, 20 février 1933 - 16 août 2013.
Architecte. Fils de Robert Puttemans
Bruxelles, 22 juillet 1902 - Lasne, 24 octobre 1978.
Architecte (Académie royale des Beaux-arts de Bruxelles). Professeur d'histoire de l'architecture à l'ULB. En 1962, il construit le restaurant inséré dans l'ancienne cité étudiante au cœur du Campus du Solbosch. Construit deux ans plus tard, l'Institut de Sociologie de l'ULB, au 44 avenue Jeanne, est le bâtiment le plus important réalisé par Robert Puttemans, treize niveaux construits en ossature métallique avec son fameux auvent en voile de béton, conçu avec l'ingénieur André Paduart. Il réalise en plusieurs phases l'extension du centre de traumatologie et de réadaptation dans le site de l'hôpital Brugmann à Bruxelles de 1964 à 1976.
Réalisations architecturales à l'Université libre de Bruxelles :
- agrandissement et aménagement de la Bibliothèque centrale
- construction du nouveau central téléphonique
- constructions d'auditoires et de salles de séminaires pour les facultés de Philo et de Droit
- construction et transformation des restaurants universitaires et des foyers
- construction du complexe sportif
- construction de l'Institut de Sociologie (et le garage)
- aménagement des terrains de sports
Née en 1906 à Ransart (Hainaut), Mig Quinet s’installe à Bruxelles avec sa famille aux alentours de 1910 et intègre, dès les années 1920, le milieu artistique de la capitale. Lors de sa formation à l’Académie des Beaux-Arts de Bruxelles entre 1922 et 1932, l’artiste se rapproche du groupe 7 Arts (1922-1928), grâce au musicien René de Nobele, qu’elle épousera en 1931 et avec qui elle aura une fille, Nicole. Au sein de ce cercle, s’épanouissent d’abord son œuvre constructiviste et son mobilier Art Déco.
La Galerie Manteau est la première à soutenir des expositions personnelles de l’artiste, avec une première présentation en 1938. Elle entre alors dans une phase marquée par le fauvisme, mais renoue rapidement avec l’abstraction lorsqu’elle participe à l’exposition Jeune Peinture Belge à la Galerie Apollo en 1944.
Le 4 août 1945 commence l’aventure de La Jeune Peinture Belge, ASBL dont Quinet est l’un des membres fondateurs. En plus d’organiser leurs « Prix de la Jeune Peinture Belge » (ancêtre du Belgian Art Prize), visant à faire connaitre de jeunes peintres belges, les artistes du groupe se retrouvent lors de nombreuses expositions. En 1947, l’équipe s’envole pour l’une d’elle à Stockholm, mais un accident de voiture blesse Mig Quinet, qui doit être hospitalisée plusieurs mois pour un traumatisme crânien. En mars 1949, à la suite du décès de René Lust, président de l’ASBL, La Jeune Peinture Belge se dissout.
À partir de la fin des années 1950, son style évolue vers une abstraction célébrant les éléments naturels. En 1965, un nouveau tournant s’opère avec un retour à la figuration. Quinet n’a jamais cessé de présenter son travail, que ce soit dans des expositions collectives ou personnelles, notamment à l’ULB. Cela fut vrai de son vivant comme après sa disparition en 2001, grâce à l’action de sa fille, Nicole de Nobele-Mesnage, qui a assuré le rôle de manager de l’artiste.
Orientation bibliographique :
- Denis Laoureux, Mig Quinet. Abstraction faite. Anvers, Pandora Publishers NV, 2013.
- Site internet de la Fondation Mig Quinet, https://migquinet.be/, dernière consultation le 12 décembre 2025.
Ingénieur civil des constructions (ULB, 1973) ; Licence en urbanisme et aménagement du territoire (ULB, 1978)
Bruxelles, 4 novembre 1930 - 9 mai 2018
Docteur en sciences zoologiques (1955)
Docteur en sciences biomédicales (1992)
Licence en sciences sociales (ULB, 1982) et docteur en sociologie (ULB, 2000)
Fondateur du Groupe de recherche sur les Relations Ethniques, les Migrations et l’Egalité (GERME) de l’Institut de Sociologie. Spécialisé dans l’étude des politiques migratoires et d’intégration, des inégalités sociales dans le domaine de l'éducation, de l'intégration professionnelle des jeunes sur le marché de l'emploi et des pratiques et politiques d'inclusion sociale.