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Notice d'autorité
BE AULB NA C 0397 · Collectivité · 1928-1971

L’Office des renseignements universitaires (ORU) de l’Université libre de Bruxelles est créé par décision du Bureau administratif du 10 mai 1928, avec pour objectif de mettre en place un service analogue à ceux qui existent alors dans les grandes universités étrangères. Les circonstances exactes de cette création demeurent mal connues, mais elle intervient dans un contexte marqué par le départ de Jean Willems, secrétaire de l’Université, qui démissionne le 5 mai 1928 pour prendre la présidence du Fonds national de la recherche scientifique (FNRS) et de la Fondation universitaire. Willems participe néanmoins à la séance du 10 mai 1928 qui institue l’Office. La proximité de la Fondation universitaire avec les réseaux internationaux d’information universitaire depuis le début des années 1920 a probablement contribué à inspirer cette initiative.
Selon une note rédigée par Auguste Pomba en février 1930, l’ORU est conçu sur le modèle des offices d’information établis dans les grandes universités américaines. Ses missions couvrent à la fois des activités internes et externes. À l’intérieur de l’Université, il centralise les renseignements relatifs aux études, à la réglementation universitaire, aux équivalences de diplômes, aux bourses et fondations, aux séjours d’études à l’étranger ainsi qu’aux relations avec les facultés et écoles. À l’extérieur, il assure la correspondance générale avec les organismes et les particuliers, les relations avec la Fondation universitaire et le FNRS, la gestion de la documentation, les contacts avec la presse ainsi que certaines activités de coopération internationale, notamment dans le cadre du Comité interuniversitaire sino-belge.
La même note souligne l’importance accordée à l’accueil des étudiants étrangers. Pomba considère ceux-ci comme les meilleurs ambassadeurs de l’Université et plaide pour une politique active de soutien à leur intégration. Il préconise notamment la création d’un comité de patronage chargé de faciliter leur logement et suggère l’établissement d’un réseau de correspondants à l’étranger capables d’apporter une aide matérielle et morale aux futurs étudiants.
Le fonctionnement de l’Office connaît cependant des difficultés importantes sous la direction de Pomba. En 1932, à la suite d’une enquête administrative menée par Alphonse de Herthogh, un rapport dresse un bilan critique de sa gestion entre 1928 et 1931. Celui-ci met en évidence des retards dans le traitement du courrier, une tenue déficiente des dossiers et des fiches d’étudiants souvent incomplètes ainsi qu’un manque général de suivi administratif. De Herthogh propose alors une réorganisation fondée sur trois principes : placer l’Office sous l’autorité directe du secrétaire de l’Université ; centraliser et contrôler la gestion du courrier ; assurer la mise à jour systématique des fiches d’étudiants et des résultats d’examens. Quelques mois plus tard, en mai 1932, une nouvelle note révèle l’ampleur de l’arriéré accumulé : demandes de prêts d’études en souffrance, retards dans la délivrance des diplômes, absence de suivi de certains dossiers réglementaires, documentation non tenue à jour et correspondance en retard. Le redressement du service est confié à Steenebrugge, qui sera nommé chef de l’Office en 1934.
À la veille de la Seconde Guerre mondiale, l’ORU constitue un rouage essentiel de l’administration universitaire. Une note d’octobre 1940 décrit un service composé de deux employés, renforcé temporairement durant la période des inscriptions. Placé sous la responsabilité du secrétaire adjoint, l’Office assure notamment l’accueil du public, la gestion des équivalences d’études, les inscriptions aux cours et aux examens, la tenue des dossiers individuels des étudiants, la délivrance de certificats, la gestion des prêts et bourses d’études, l’élaboration de statistiques universitaires, la correspondance administrative, la gestion des programmes de cours, des règlements facultaires, des diplômes, des cartes d’étudiants ainsi que la conservation d’une documentation sur les universités étrangères. Il assume également depuis 1938 une partie des activités d’un service statistique antérieurement autonome.
Au début des années 1940, l’Office participe activement aux projets de mécanisation des statistiques universitaires menés par la Fondation universitaire. En 1941, il transmet un projet visant à remplacer les bulletins individuels par des listes normalisées d’étudiants comportant des données codifiées relatives à l’identité, à la nationalité, au parcours académique et aux diplômes obtenus. L’expérience menée à l’ULB suscite l’intérêt d’autres universités ; en 1944, le receveur de l’Université de Liège sollicite des informations sur cette mécanisation des services d’inscription et de statistique.
Après la Libération, l’ORU conserve une place singulière dans le paysage universitaire belge. Une correspondance de 1945 relative à l’harmonisation des statistiques universitaires souligne qu’aucune autre université belge ne dispose alors d’un service équivalent. L’Office, dirigé par Robert de Vreese, représente l’ULB lors des réunions organisées par la Fondation universitaire en vue d’unifier les méthodes statistiques entre les universités du pays.
Dans les décennies suivantes, l’Office poursuit ses activités administratives tout en s’adaptant à l’évolution des pratiques de gestion. Un projet de réorganisation daté de 1960 prévoit notamment la suppression de la caisse universitaire au profit des virements et mandats postaux. En 1967, un plan général de classement témoigne d’une rationalisation de l’organisation documentaire du service. L’année suivante, le chef de l’Office collabore avec le nouveau service des Archives de l’Université afin de verser les documents devenus sans utilité administrative courante.
La disparition de l’Office intervient dans le contexte de la réorganisation administrative de l’Université à la fin des années 1960. Lors de sa séance du 16 novembre 1970, le Bureau propose la suppression de l’Office des renseignements universitaires et la redistribution de ses compétences entre plusieurs services. Les activités relatives aux inscriptions sont confiées à un nouveau Service des inscriptions, placé sous la responsabilité de Lange. Les questions d’équivalences d’études sont regroupées au sein d’un Bureau des équivalences dirigé par Laurent, alors directeur des Affaires étudiantes. Les autres attributions auparavant exercées par l’ORU sont transférées à l’attachée du Rectorat chargée des affaires étudiantes. Cette réorganisation met fin à plus de quarante années d’existence d’un service qui avait progressivement centralisé une large part des fonctions d’information, d’orientation et de gestion administrative des étudiants.
Au cours de son existence, l’Office des renseignements universitaires a joué un rôle central dans l’administration des études, l’accueil des étudiants, la gestion des équivalences et des bourses, la production des statistiques universitaires ainsi que la diffusion de l’information académique. Son développement témoigne de la professionnalisation progressive de l’administration universitaire à l’ULB et de l’importance croissante accordée à la gestion de l’information étudiante au XXᵉ siècle.

BE AULB NA C 0071 · Collectivité · 1936 -

L'École est créée en 1936 à l'initiative de Léon Cornil et de Léopold De Vos, deux professeurs de droit pénal. Léon Cornil voulait étudier les phénomènes liés à la criminalité à travers d’autres disciplines que le droit.
En 2010, la Faculté et l’École fusionnent pour donner naissance à la « Faculté de Droit et de Criminologie »

BE AULB NA C 0396 · Collectivité · 1949 -

Le 16 décembre 1949, l'ULB décide la création d'un Institut des Constructions civiles. L'Association des Ingénieurs diplômés de l'ULB entreprend de rassembler les fonds nécessaires à cette réalisation. Le 25 avril 1959, l'ICC est inauguré.

BE AULB NA C 0388 · Collectivité · 1980-2012

L’histoire de l’Institut Supérieur d’architecture de l’État, puis de la Communauté Française - La Cambre, est étroitement liée à d’importants moments de transitions dans l’enseignement de l’architecture en Belgique. D’abord la scission entre l’enseignement de l’art et l’architecture advenue en 1977, puis, la communautarisation de l’enseignement.

Institut Supérieur d’Architecture de l’Etat – La Cambre (I.S.A.E. -La Cambre) ouvre en décembre 1979. L’institut est issu de l’École nationale supérieure d’architecture et des arts visuels (ENSAAV) de La Cambre fondée en 1927 par Henri Van de Velde. En raison de fortes tensions internes, qualifiées de « Guerre de La Cambre », cet institut avait traversé entre 1978 et 1980 une période d’instabilité telle, que le ministre en charge avait dû fermer temporairement l’institut à l’automne 1979. Il avait aussi dû nommer ad interim plusieurs directeurs successifs et externes à l’institut pour rétablir le calme nécessaire à la poursuite de la mission première. Ainsi, à l’architecte Gérard De Brigode succède l’inspecteur Warbeck, puis Jean-Pierre Van de Walle.

Durant l’été 1980, suite à l’accroissement important du nombre d’étudiants inscrits, il est décidé de déménager l’institut dans un immeuble multifonctionnel (fonction administrative, musée et caserne de pompiers) de la commune d’Ixelles situé au 19, Place Flagey et mitoyen de l’INR – l’Institut national de Radiodiffusion (immeuble aujourd’hui nommé « Flagey »). Ceci marque physiquement la scission administrative entre l’enseignement des arts et celui de l’architecture décidé en 1977, puisqu’auparavant l’école était située à l’abbaye de La Cambre. Cette affectation, initialement prévue comme « temporaire » sera finalement définitive et perdure même lorsque l’institut en 2010 devient Faculté d’Architecture en intégrant l’Université libre de Bruxelles (ULB).

À partir d’avril 1980, l’équipe de direction, désigné ad interim, est constituée du directeur Jean-Pierre Van de Walle, du directeur adjoint Marcel Pesleux et du chef du bureau d’études Jean-Paul Pouchous. En 1983, après un appel publié au Moniteur Belge pour le poste de directeur de l’institut, l’architecte et enseignant Paul-Emile Vincent, ayant acquis les titres requis à ce poste (la notoriété), est désigné directeur de l’institut. Comme son prédécesseur il est épaulé par Marcel Pesleux et Jean-Paul Pouchous. Dès 1984, après un appel au poste de directeur adjoint, celui-ci est attribué au mathématicien Guy Pilate. En 1987, après un appel au poste de chef du bureau d’étude, celui-ci est attribué à l’architecte et ingénieur John Dassesse.

L’attribution successive des autres postes clés de la direction aboutit finalement à un apaisement des tensions internes qui sera propice à l’établissement d’un cursus complet mais aussi à un nouveau développement de l’engagement de l’école dans le débat public sur l’architecture. L’institut renoue avec son engagement dans la société en assurant, à côté de ses enseignements, de nombreuses activités culturelles : organisation d’expositions et de colloques, ainsi que la publication de périodiques et d’ouvrages sur l’architecture.

Paul-Emile Vincent avait été doyen de l’Institut supérieur d’architecture et membre du corps enseignants depuis 1956. Il assumera la direction de l’institut, en lui insufflant de nouvelles ambitions. Après les années difficiles marqués par les clivages idéologiques de « la guerre de la Cambre », il insuffla un dynamisme nouveau et positif. Parmi ses nombreuses initiatives il faut pointer d’une part la publication de la série des Cahiers de La Cambre-Architecture, mais aussi les nombreuses manifestations à l’occasion de la commémoration du 60ème anniversaire de l’Institut, dont les deux expositions : en 1985 « Ces architectes qui ont fait La Cambre » et en 1987 : « 100 architectes pour 60 ans » tenue dans le Musée. Il maquera aussi l’institut de visées prospectives par ses nombreux efforts pour lancer des activités de recherche. Au niveau pédagogique de l’enseignement du projet d’architecture la structure reste inchangée. Après les deux années de formation de base, les étudiants choisissent un atelier « vertical » où ils côtoient des étudiants des trois dernières années autour de thématique communes.

En 1989, après le départ à la retraite de Paul-Emile Vincent, l’architecte et enseignant Marcel Pesleux, ayant obtenu le titre de notoriété en 1984, lui succède au poste de direction. Il dirigera l’institut jusqu’à sa retraite en 2001.

En 1990 ou 1991, suite à la troisième réforme de l’Etat Belge, lors de laquelle le Ministère de l’Éducation Nationale est scindé suivant les deux communautés linguistiques, la dénomination de l’institut sera modifiée en conséquence. À partir de ce moment l’institut relève de la tutelle de la Communauté Française et est renommé en Institut Supérieur d’Architecture de la Communauté française – La Cambre (I.S.A.C.F. – La Cambre). Le poste de Chef du bureau d’étude sera assuré par l’architecte – urbaniste et enseignant Marc Gossé entre 1992 et 2001. Par ses engagements il œuvrera pour l’ouverture de l’institut à l’échelle internationale, en particulier vers le continent africain et sud-américain, notamment par la mise en place du Stage international d’Architecture et d’Urbanisme.

2001-2011

Après le départ à la retraite du directeur Marcel Pesleux, l’ancien directeur adjoint, Guy Pilate assurera cette fonction ad interim pendant quelques mois. C’est finalement en décembre 2001 que Jean-Louis Genard, professeur de sociologie, et un des rares membres du corps enseignant à posséder les titres requis, est désigné directeur. Le début de son mandat est marqué par la volonté affirmée de développer la recherche au sein de l’institut et ainsi de le préparer pour une future intégration à l’université. Durant son mandat à la direction, l’enseignement dispensée à La Cambre Architecture évolue d’un enseignement d’architecte exclusivement professionnalisant à un enseignement de l’architecture ouvrant vers de nombreuses formes de pratiques professionnelles.

À côté de cet engagement, l’institut se démarque entre autres aussi comme initiateur de deux colloques : « Qui a peur de l’architecture en communauté Française de Belgique ? » visant à asseoir l’importance de démarches contemporaines et progressistes en architecture et « Livre blanc des archives d’architecture » visant à développer la conscience de l’importance de la conservation d’archives d’architecture comme matière à de futures études universitaires.

C’est aussi en 2002, qu’est fondé au sein de l’institut un département « Archives » visant à accueillir, traiter et conserver des archives d’architecture dans le but de les mettre à disposition de l’enseignement et de la recherche.

En 1999 le décret de Bologne, visant l’harmonisation européenne de l’enseignement supérieur entre en vigueur, il sera appliqué aux programmes de cours de l’institut dès 2004. Les années d’études, auparavant classées en deux années de « Candidatures » suivies de trois années de « Architecture », sont renommées et classées en « Bachelier » et « Masters ».

L’année 2005 marque le début des négociations au niveau ministériel pour l’intégration des instituts à l’université. La fin de l’ISACF-La Cambre est officialisée par le décret de 2009 créant les Facultés d’Architecture en Belgique francophone pour intégrer l’enseignement de l’architecture aux universités. Ainsi la Faculté d’Architecture de l’Université Libre de Bruxelles, est formée par la fusion de l’I.S.A.C.F.-La Cambre et l’Institut Supérieur d'Architecture Victor Horta. La faculté sera nommée Faculté d’Architecture La Cambre-Horta, pour rappeler le double héritage dont résulte cette fusion institutionnelle. La transition est faite progressivement à partir de la première année de Bachelier (BA1) de 2011. Dès 2015, tous les étudiants sont diplômes de la Faculté d’Architecture de l’ULB, ce qui marque la dissolution effective de l’ISACF-La Cambre.

  • Irene Lund
BE AULB NA C 0387 · Collectivité · 1936-1980

« École Nationale Supérieure d’Architecture et des Arts Décoratifs (ENSAAD) – La Cambre », est l’intitulé donné en 1936 à l’Institut supérieur des arts décoratifs (ISAD) - La Cambre, suite à la reconnaissance légale du diplôme d’architecte institué par arrêté royal, le 5 mai 1936). Cette mutation de l’« Institut » en « École nationale » affirme la dimension étatique et officielle de l’enseignement qui y est dispensé, mais ce nouvel intitulé met également en exergue la discipline « architecture ». Ainsi était affirmé la dimension d’une école d’état concurrençant l’enseignement de l’architecture promulgué jusqu’alors dans les autres filières d’enseignement : les académies des Beaux-Arts, relevant des villes, les Instituts Saint Luc, relevant de l’enseignement catholique, mais aussi les facultés des sciences appliqués relevant des universités.

La reconnaissance du diplôme d’architecte était l’aboutissement de près d’un siècle de lobbying par les architectes professionnels organisés en sociétés dans tout le pays et tout particulièrement porté par la Société Centrale d’Architecture de Belgique. C’était aussi la première étape vers une régulation officielle de la profession. A côté de la reconnaissance du diplôme, la profession militait aussi pour la protection du titre d’architecte et la reconnaissance légale de l’exercice de la profession d’architecte. Ceci aboutira à la loi du 20 février 1939. Il est utile de rappeler qu’avant cette date, quiconque pouvait se dire architecte, car l’accès à la profession n’était pas régi par le législateur.

Ces changements coïncident aussi avec un changement de direction, Henry Van de Velde cédant la même année (1936) la direction de l’institut à l’écrivain Herman Terlinck, après 9 ans à ce poste. Terlinck faisait partie du corps enseignant depuis la fondation en 1927 et assurait le cours de théorie et pratique du théâtre. Il assurera la direction de l’école durant l’occupation en jusqu’en 1950. Par ailleurs, pour répondre à l’accroissement du nombre d’étudiants inscrits, le nombre de professeurs d’architecture doit suivre et Victor Bourgeois et Jean-Jules Eggericx sont rejoints par deux nouveaux collèges et confrères : Jean De Ligne et Charles Van Nueten, puis dès 1947 par Robert Puttemans.

Ensuite, dès 1940, ceux-ci sont rejoint par l’architecte Louis Hermans De Koninck (1896-1984). Celui-ci marque profondément l’enseignement du projet d’architecture par la pédagogie novatrice qu’il met en place pour les deux premières années et qui affecteront durablement des générations, mais aussi la pédagogie du projet. S’appuyant sur les évolutions pédagogiques notamment préconisées par le Docteur Decroly, l’étudiant y était responsabilisé pour effectuer ses recherches, le rôle du maître se limitant à le guider et à l’orienter dans ses travaux. Cette approche pédagogique se révèlera une force et une caractéristique de l’institut et l’esprit perdurera au-delà de la vie de l’institut et jusqu’à la Faculté d’architecture de l’ULB.

Dans le contexte des nombreux enjeux urbains de l’après-guerre, l’Ecole se dote, en 1946, d’un enseignement complémentaire en urbanisme : l’Institut d’urbanisme de La Cambre. Il permet aux jeunes diplômés de parfaire et approfondir leurs connaissances en matière d’urbanisme et de compléter leur titre d’architecte par celui d’urbaniste. L’enseignement y est assuré par Jean de Ligne et Jean-Jules Eggericx. Faisant sans doute double emploi avec l’institut d’urbanisme de l’ULB, cet institut fermera en 1980 dans le contexte de réorganisation des études d’architecture.

L’organisation de l’enseignement de l’architecture sera régulé à l’échelle nationale par l’Arrêté du régent du 18 novembre 1949. La formation d’architecte passe de sept à cinq années d’études, et le niveau est reconnu par l’appellation « École supérieure d’architecture ». Cette année est aussi marquée par le départ à la retraite de Jean-Jules Exggericx qui avait enseigné le projet depuis 1929 et l’urbanisme entre 1947 et 1949.

1950-1964

En 1950 l’architecte anversois Léon Stynen, qui n’enseignait pas à La Cambre, est appelé à remplacer Herman Terlinck comme directeur de l’École. Il reste à ce poste jusqu’en 1964. En 1953, l’architecte Marcel Gerard intègre le corps enseignant comme professeur du projet d’architecture. Un poste qu’il assure jusqu’en 1973.
En 1956, Jean de Ligne, qui avait enseigné le projet d’architecture depuis 1936, part à la retraite. En 1962, Victor Bourgeois, prend sa retraite et l’architecte Jacques Wybauw est engagé comme nouveau enseignant du projet d’architecture, un poste qu’il assuré jusqu’en 1973. L’architecte Peter Callebout, rejoint également les enseignants du projet cette année-là et reste en poste jusqu’en 1965.

1964-1979

En 1964 l’historien de l’art Robert Delevoye remplace Léon Stynen à la direction de l’Ecole. Il y avait enseigné à La Cambre depuis 1946 en ayant la charge du cours d’histoire de l’art et esthétique. Il avait aussi donné le cours d’esthétique industrielle entre 1955 et 1964.
En 1965 ou 1967, l’ENSAAD change de dénomination et devient l’Ecole nationale supérieure d’architecture et des arts visuels (ENSAAV) de La Cambre. Le remplacement de la terminologie « arts décoratifs » par « arts visuels » témoigne de la volonté de l’école de s’ouvrir plus largement à toutes les formes d’art, dont celles plus récentes basées sur des supports technologiques nouveaux (film, BD,…). Le terme « arts décoratifs » paraissait à l’époque insuffisant à cet égard et sans doute aussi trop fortement connoté comme relevant d’un niveau créatif superficiel et mineur.

L’architecte Charles Van Nueten, qui avait enseigné le projet d’architecture depuis 1936 reste en poste jusqu’en 1966. Cette même année, à la suite de son départ à la retraite, il est remplacé par l’architecte Paul-Emile Vincent. À partir de 1965, l’établissement se structure en plusieurs Instituts dirigés chacun par un doyen : Paul-Emile Vincent est désigné Doyen de l’Institut supérieur d’architecture tandis qu’Emile Parent est doyen de l’Institut supérieur d’urbanisme.
En 1967, l’architecte Jacques Dolphyn, intègre le corps enseignant comme professeur de projet d’architecture. L’année suivante est marquée par le départ à la retraite de Robert Puttemans qui avait assuré l’atelier du projet d’architecture depuis 1947. L’architecte Maxime Wynants intègre de corps académique pour assurer l’enseignement du projet d’architecture entre 1970 et 1973. En 1974, Louis-Herman de Koninck prend sa retraite. Le corps des enseignants du projet est ensuite élargi par Gérard De Brigode et Marcel Pesleux, ainsi que par Wen Li Kao - la première femme architecte engagée pour l’enseignante du projet d’architecture à l’Ecole.

En 1977, la formation d’architecte en Belgique quitte la tutelle du Ministère de la Culture et passe à celle du Ministère de l’Education Nationale où elle sera désignée comme un « enseignement supérieur artistique de type long de niveau universitaire ». Ceci amène plusieurs changements. Tout d’abord, l’examen d’entrée aux études d’architecture est supprimé. Par conséquent l’encadrement des étudiants est établi de manière proportionnelle à leur nombre. Chaque année comporte un certain nombre d'heures de cours, auxquelles s’ajoutent les heures des stages obligatoires, et les heures de préparation du travail de fin d’études. Le diplôme d’architecte est octroyé au bout de 5 années d’études, dont 2 années dites de « candidatures » et 3 années dites de « licences ».

Durant cette dernière période, l’architecture à La Cambre était sous la tutelle de l’Éducation nationale tandis que les Arts Visuels restaient sous la coupe du secrétariat d’État à la Communauté française. À cette scission ministérielle entre arts et architecture, s’ajoute également une lutte pour la direction de l’école à l’occasion du départ à la retraite du directeur Delevoye. Ces deux situations, l’une interne, l’autre externe, provoqueront entre 1977 et 1980, une période de fortes tensions idéologiques nommé familièrement « La Guerre de La Cambre ».

À la fin du mois de juillet 1979, l’architecte Gérard De Brigode est désigné par le ministre Hoyaux, comme directeur ad interim. Il tentera d’apaiser la situation durant quelques mois. Les tensions aboutiront cependant à la suspension de l’enseignement à l’automne 1979. Bien que temporaire, car les cours reprendront en décembre, ceci marque la fin de cette institution sous la forme établie en 1936.

L’Institution avant 1936

L’Institut Supérieur des Arts décoratifs – La Cambre (I.S.A.D.- La Cambre) avait été fondé, en 1926, sous instigation de la figure emblématique et pluri-artistique de Henry Van de Velde et du ministre des Sciences et des Arts, Camille Huismans membre du Parti ouvrier belge (POB), (arrêté royal du 31 novembre 1926). L’intention était d’y dispenser un enseignement des arts dans des formes et suivant les pédagogies des plus modernes.

L’institut était situé à l’abbaye de La Cambre à Bruxelles et était dirigé par Henry Van de Velde qui en était le directeur et le maître à penser. L’enseignement était dispensé par un ensemble de professeurs choisis par Van de Velde pour leur engagement pour les arts et pour leur approche moderniste. À une époque où, dans le reste du pays, l’enseignement de l’architecture était encore largement dominé par un langage formel historiciste, La Cambre offrait ainsi un programme et une approche d’enseignement moderne de l’architecture et des arts qui se voulait en accord avec l’époque. L’enseignement des styles y était proscrit.
Henry Van de Velde fonda le projet pédagogique de l’école de La Cambre notamment sur base de l’expérience qu’il avait eue en Allemagne en tant que fondateur et directeur de la Kunstgewerbschule (École des arts décoratifs et industriels) à Weimar entre 1905 et 1915. Fondée sur l’intention d’effectuer un rapprochement entre les arts et le monde industriel, cette institution dût fermer ses portes durant la première guerre mondiale. En 1918, Walter Gropius en prend les commandes, et après avoir également été désigné directeur de l’Académie, il fusionnera les deux institutions en fondant l’école du Bauhaus.

La pédagogie de l’école de La Cambre se voulait progressiste et à l’opposé des préceptes conservateurs dominant désormais dans les filières préexistantes, tant au niveau social qu’au niveau technique et esthétique. L’école rassemblait des enseignants et des étudiants issus de tout le pays (flamands, bruxellois et wallons) mais aussi de nombreux étrangers. De plus, la population académique et étudiante compta rapidement de nombreuses femmes, ce qui était très nouveau pour l’époque. Au niveau politique, c’est l’engagement social qui prédomine, avec une attention poussée pour le logement social dans toutes ses dimensions : de l’urbanisme au mobilier. Fondée dans un contexte de reconstruction du pays après la première guerre mondiale, ce sont notamment les innovations techniques qui prévalent pour répondre à cette mission sociétale première de l’institution. L’enseignement de l’atelier d’architecture était assuré par Huib Hoste et Victor Bourgeois. Par suite d’un grave accident de chantier ayant causé la mort d’un ouvrier, les tribunaux en imputeront la responsabilité à Huib Hoste. Celui-ci sera par conséquent contraint de démissionner de l’institut en 1929.

  • Irene Lund
BE AULB NA C 0378 · Collectivité · 1930 -

La Fondation archéologique est créée en 1930 par Georges Smets, Léon Leclere et Hubert Philippart, dans le but de favoriser l’étude de l’archéologie classique. Elle se donne pour mission de soutenir cette discipline notamment par la constitution de collections d’étude (ouvrages, clichés, documents) et par l’octroi de bourses de voyage ou de séjour en Grèce ainsi que dans les principaux centres archéologiques d’Europe.
En 2005, elle change de dénomination et devient la Société d’archéologie classique et byzantine.

BE AULB NA C 0049 · Collectivité · 1894 -

L'Institut des Hautes Études de Belgique, fondé en 1894, a été constitué en association sans but lucratif, jouissant de la personnalité civile, par acte de Me Hauchamps en date du 29 décembre 1922 ("Moniteur Belge" du 20 janvier 1923). L'Institut a pour but d'organiser des conférences de niveau universitaire, des colloques internationaux, journées d'étude, tables rondes, séminaires, débats, etc ainsi que des cours ne faisant pas partie des programmes universitaires.

BE AULB NA C 0003 · Collectivité · 2015 -

La Faculté de Lettres, Traduction et Communication (LTC) se compose de trois départements : Langues et Lettres, École de Traduction et Interprétation ISTI – Cooremans, et Sciences de l’Information et de la Communication

BE AULB NA C 0393 · Collectivité

La Section ULB de la CGSP existe depuis au moins 1962. Elle s’adresse à tous les travailleurs de l'université (entreprise privée, mais dont le statut est équivalent à celui des fonctionnaires).
La section CGSP PATGS, organisation syndicale majoritaire de l’Université libre de Bruxelles, fait partie du secteur des Organismes de la Fédération Wallonie-Bruxelles et de la Région wallonne. Elle fait de facto partie de la FGTB dont elle défend les valeurs.
Le syndicat défend les intérêts du personnel au sein du Conseil d’Entreprise (CE), de la Délégation syndicale (DS), du Comité pour la Prévention et la Protection au travail (CPPT) et du Comité Restreint des Oeuvres Sociales (CROS).

BE AULB NA C 0023 · Collectivité · 2001 -

Le CReA-Patrimoine fédère l'ensemble des programmes de recherche dans les domaines de l'archéologie et du patrimoine, tant en Belgique qu'à l'étranger.

BE AULB NA C 0025 · Collectivité

Le Centre de recherche en philosophie aborde non seulement les différents champs de la philosophie (logique, métaphysique, ontologie, épistémologie, théorie de la science, éthique, esthétique...), mais aussi son histoire et ses multiples courants.

BE AULB NA C 0350 · Collectivité · 1943 -
BE AULB NA C 0386 · Collectivité · 1922

Section de Droit maritime établie en 1922 grâce à la Fondation Sheid.

BE AULB NA C 0385 · Collectivité · 1968

Centre de planning familial créé en 1968 par Marc Abramowicz. Dès 1964, le planning la Famille heureuse (premier planning familial francophone de Belgique) avait établi une antenne sur le campus de l'ULB.

BE AULB NA C 0373 · Collectivité · 1979

Collectif créé en 1979

BE AULB NA C 0375 · Collectivité

Ce service, directement rattaché aux autorités de l'Université, est chargé de la gestion des risques au travail comme les accidents et les incendies. L'approche du service est préventive, il s'agit d'identifier les dangers et d'évaluer les risques dans l'objectif d'éviter les dommages.

BE AULB NA C 0383 · Collectivité · [1990]

Centre d'Histoire des Sciences et des Techniques reconnu par le Conseil de la Recherche de l'ULB. L'association à pour objectif la promotion de l'étude de l'activité scientifiques dans son contexte historique, avec une attention particulière pour les disciplines mathématiques et apparentées.

BE AULB NA C 0021 · Collectivité · 1902 -

L’Institut de Sociologie Solvay est créé en 1902 à l’initiative d’Ernest Solvay. C'est le premier institut à organiser des recherches en sciences sociales en Belgique. En 1922, suite au décès de E. Solvay, l'Institut sera rattaché à l'Université libre de Bruxelles.

L'Institut se compose d'unités de recherches spécialisées :
Atelier Genre(s) et Sexualité(s) (AGS)
Centre d'anthropologie culturelle (CAC)
Centre d'Etudes de la Coopération Internationale et du Développement (CECID)
Centre d'Etudes des Politiques et de l'Administration Publique (CEPAP)
Centre de Recherche et de Prospective en droit social (CeRP)
Centre d'Histoire et de Sociologie des Gauches (CHSG)
Centre de Sociologie de l'Education (CSE)
Centre de Théorie Politique (CTP)
Groupe de recherche sur les Relations ethniques, les Migrations et l'Egalité (GERME)
Groupe de Recherche sur les Acteurs Internationaux et leurs Discours (GRAID)
Groupe de Recherche sur l'Action Publique (GRAP)
Groupe de Recherche en Sociologie des Arts et des Cultures (GRESAC)
Laboratoire d'Anthropologie des Mondes Contemporains (LAMC)
Laboratoire de Méthodologie du Traitement des Données (LMTD)
Centre de recherches sur les Migrations, Espaces, Travail, Institutions, Citoyenneté, Epistémologie, Santé (METICES)

BE AULB NA C 0080 · Collectivité · 1959 -

L'idée de fonder un institut ayant pour objet de développer l'étude du judaïsme à l'Université remonte à l'activité du Centre National des Hautes Etudes Juives, institution de recherche créée en 1959 à l’initiative de Max Gottschalk et de Marcel Marinower auprès de l'Institut de Sociologie de l'ULB. Réunis le 17 décembre 1970, des professeurs et des chercheurs attachés aux Universités de Bruxelles, de Gand et de Liège, ralliés autour de cette idée, fondèrent l'Institut universitaire d'études du judaïsme Martin Buber.
Par l'arrêté royal du 7 mars 1988, il prend le nom d'Institut d'études du judaïsme.

BE AULB NA C 0376 · Collectivité · 2014 -

Créée en 2014, ULB-Coopération est l’ONG de l’Université libre de Bruxelles. Elle résulte du rapprochement entre le CEMUBAC, le SLCD et le SEDIF, ainsi que d’une collaboration étroite avec l’Université.
En janvier 2026, l’ONG de l’ULB s’associe à celle de l'Université de Liège (Eclosio) et à l'Université de Mons pour créer Ucoopia, première ONG interuniversitaire d’Europe.

BE AULB NA C 0379 · Collectivité · 1982

Le Centre d'études canadiennes (CEC) a été fondé en 1982 par le professeur Ginette Kurgan-van Hentenryk. En 2008, Le Centre d’études nord-américaines de l’ULB (CENA) lui succède.

BE AULB NA C 0372 · Collectivité · 1919-

La Société belge de Biologie est fondée en 1919. Elle est une filiale de la Société de Biologie, dont le siège se trouve à Paris. Les activités principales de la Société belge étaient, d’une part l’organisation de réunions visant à présenter les recherches des membres et d’autre part la correction des « notes » présentées en séances en vue de leurs publications dans les Comptes-rendus des séances de la Société de biologie et de ses filiales. La filiale belge compte environ 160 membres issus du personnel académique universitaire, du supérieur non universitaire et des centres de recherche scientifique belges. Elle était financée par la Fondation Universitaire. Les séances de la Société se déroulaient dans les auditoires de la Fondation. Elles avaient lieu un samedi par mois. Les demandes de présentation des « notes » des chercheurs se faisaient en amont des séances, auprès du secrétaire.
La Société de Biologie, dont le siège se trouve à Paris, est quant à elle fondée en 1848. Elle est toujours en activité de nos jours. C’est cette société fédératrice qui s’occupe de publier les Comptes-rendus de la Société de Biologie, ainsi que ceux des autres filiales. Les travaux de la filiale belge intègrent les Comptes-rendus à partir de 1919, au moment de la création de cette dernière. Dans le fonds d'archives, ce lien de filiation est matérialisé par la correspondance entre le secrétaire de la Société belge et Jean Roche, le secrétaire général de la Société.
La Société entretient également des liens avec la Faculté de médecine de l’ULB. La bibliothèque de la Faculté héberge la bibliothèque de la Société. Les Comptes-rendus étaient également envoyés et conservés physiquement dans cette bibliothèque. La Société ne peut cependant pas envoyer ces Comptes-rendus à d’autres bibliothèques étrangères, car c’est la Société mère qui possède les droits de diffusion du périodique.
Les activités principales de la Société belge étaient, d’une part l’organisation de réunions visant à présenter les recherches des membres et d’autre part la correction des « notes » présentées en séances en vue de leurs publications dans les Comptes-rendus des séances de la Société de biologie et de ses filiales. Les demandes de présentation des « notes » des chercheurs se faisaient en amont des séances, auprès du secrétaire.
La Société ne peut cependant pas envoyer ces Comptes-rendus à d’autres bibliothèques étrangères, car c’est la Société de Biologie de Paris qui possède les droits de diffusion du périodique.

BE AULB NA C 0070 · Collectivité · 1918-

L'Ordre des Frères Macchabées est le plus ancien ordre encore en activité aujourd'hui. L'Ordre a été créé en 1918 (ou 1919 en fonction des sources), juste après la Première Guerre Mondiale, et aurait été appelé les Funèbres Macchabées dans un premier temps.

Selon une légende, l'Ordre trouve son origine dans la période de guerre, où des étudiants furent envoyés sur le front. Là, dans les tranchées, ils auraient participé à des réunions secrètes, basées sur la camaraderie maçonnique, organisées par des francs-maçons plus âgés. Après la guerre, les étudiants auraient voulu recréer cette mentalité en fondant l'Ordre. Le nom découlerait du fait que certains étudiants ne sont pas revenus de la guerre, ou que ceux qui sont revenus ont vu la mort de trop près.
Une autre origine de l'Ordre avancée est que les fondateurs étaient des enfants de francs-maçons, et qu'ils auraient voulu recréer un équivalent de Loge à l'ULB.

Au début de l'Ordre, les étudiants pouvaient poser leur candidature, et les Macchas décidaient qui était digne de les rejoindre, après que ceux sélectionnés aient passé une série de tests et questions. Par la suite, les nouveaux membres sont cooptés, c'est-à-dire qu'un membre présente un étudiant aux Frères, qui est alors interrogé afin de décider de son admission. L'Ordre est très élitiste, et cherche surtout à recruter des étudiants bien placés dans des cercles, associations… A l'origine, l'Ordre est exclusivement masculin, et la première femme a être Grand Maître l'aurait été en 1981.

Si dans les années 20, leurs réunions étaient accessibles à la communauté universitaire, elles sont par la suite devenues secrètes. L'année 1931 marquerait le passage de l'existence publique à l'existence secrète de l'Ordre. Lors des réunions (tenures), les Frères se réunissent en toge et cagoule autour d'une table en fonction de leur hiérarchie. Chacune des fonctions porte un titre précis : Grand Maître, Antiseptique Injecteur, Méticuleux Gardien des Rites… Ces réunions servent à questionner les candidats potentiels, présenter des thèses (travaux thématiques), débattre du folklore et de problèmes universitaires, ou encore d'organiser des fêtes rituelles.

L'Ordre est rempli de symbolisme, tant au niveau des rites que de son langage. Ainsi, les jours et les mois portent des noms particuliers, et la correspondance fonctionne par antiphrase (il faut comprendre l'inverse de ce qui est écrit). Le décors et le vocabulaire se réfèrent souvent à la mort, le nombre 13 est sacré, et Jefke est un personnage important des rituels Macchas.

Le but de l'Ordre était de promouvoir un groupe construit sur la camaraderie estudiantine, afin de défendre les traditions estudiantines et les valeurs de l'ULB, comme le libre examen et la liberté d'expression. C'est dans cette optique que les Macchas communiquent par des tracts et des affiches à propos d'évènements d'actualités, en terminant souvent par la phrase : “Si la communauté universitaire ne réagit pas, les Macchas, eux, réagiront”. Les Frères Macchabées n'ont pas de revue officielle, mais ils ont pendant plusieurs années dirigé la publication du Bruxelles Universitaire, l'organe de l'Association Générale des Etudiants.

En ce qui concerne le lien avec la Franc-Maçonnerie, l'Ordre ne sert pas à proprement parler d'antichambre des loges, mais il est dit qu'à une époque, une partie des Frères rejoignaient une loge après leurs études.

Les activités de l'Ordre ont été interrompues pendant la Seconde Guerre Mondiale, l'occupant allemand étant fortement antimaçonnique. Une anecdote raconte que, dans un premier temps, les activités avaient continué, mais qu'au cours d'une tenure deux militaires allemands éméchés surgirent par hasard et crurent être au milieu d'un rituel maçonnique. Les Macchas se hâtèrent de partir et interrompirent leurs activités par prudence.

BE AULB NA C 0377 · Collectivité · 1985

Cercle des étudiants de la région de Chimay

BE AULB NA C 0374 · Collectivité · 1977 -

Cercle créé en 1977 et ayant pour objectif de promouvoir la construction d'une organisation médico-sanitaire de caractère global, accessible à tous sans obstacles.

BE AULB NA C 0079 · Collectivité · 1982-

Premier cercle homosexuel étudiant de Belgique francophone, c'est en 1982 que le CHE est créé à l'ULB. C'est sur base de ce premier cercle que d'autres verront le jour par la suite en Wallonie. Le cercle est très actif, car il organise au moins une activité par semaine. Si à l'origine, le Cercle se concentrait sur les thématiques lesbiennes et gays, il a suivi l'évolution du mouvement LGBTQIA+ et est ouvert à l'ensemble de la communauté. Mais il ne se limite pas à accueillir des personnes issues de cette communauté, et il accepte donc toute personne qui est en questionnement, qui s'intéresse aux thématiques ou à la culture LGBTQIA+.

Un des objectifs du Cercle est de promouvoir et défendre les droits des personnes queers, et c'est dans l'optique de soutenir les cercles LGBTQIA+ de Fédération Wallonie-Bruxelles qu'en 2012, en collaboration avec les CHE de Liège et de Namur, est créé les Cercles Homosexuels Estudiantins Francophones Fédérés (CHEFF).

BE AULB NA C 0191 · Collectivité · 1969 -

Il s'agit d'abord d'une société de guindaille exclusivement masculine, les Thanéas étant leur équivalent féminin. Avec le temps, l’Ordre du Phallus mélangera discussions, recherches philosophiques et activités festives comme, entre autres, la brocante organisée le 1er mai au Cimetière d’Ixelles. L'Ordre communique à travers sa revue "Le Monde diplomatich'" ou Phallus Hebdo. Leur chant est "Ni ni peau de chien" et leur symbole est la lettre grecque Phi ϕ

BE AULB NA C 0157 · Collectivité · 1984

Le Cercle a pour but la revalorisation des dialectes régionaux et regrouper les étudiants paysans d'esprit

BE AULB NA C 0369 · Collectivité · 1921-1931

Groupe littéraire bruxellois et revue littéraire, fondés par Paul Vanderborght en 1921. La revue connaîtra 4 numéros. Le nom "Lanterne sourde" est inventé par Charles Plisnier.

BE AULB NA C 0352 · Collectivité · 1945 - présent

L'Union des Etudiants Juifs de Belgique (UJB) a été fondée par une cinquantaine de jeunes Juifs belges après la Seconde Guerre Mondiale.
A partir de 1948, l'UEJB publie un magazine: le Kadima.
Les objectifs de l'UEJB sont le soutien aux jeunes étudiants Juifs de Belgique, l'organisation d'activités culturelles, récréatives et militantes ainsi que l'éducation des jeunes au sens large en vue de les aider à devenir des citoyens responsables, actifs, critiques et solidaires.

BE AULB NA C 0367 · Collectivité · s.d.

L'association a pour objet social la défense et la propagation du libre examen ainsi que de l'esprit de fraternité. Elle met en avant en récompensant les personnes qui ont œuvré au prestige des Universités libres de Bruxelles (ULB et VUB).

BE AULB NA C 0301 · Collectivité · 1937 -

Association étudiante libérale d'inspiration flamande, fondée à Gand en 1930 puis à Bruxelles en 1937. La LVSV s'est présentée tour à tour comme une organisation flamande, humaniste, libérale et axée sur les étudiants

BE AULB NA C 0067 · Collectivité · 1886-1970

Fondée en juin 1896 par un groupe d'étudiants afin de représenter officiellement le corps des étudiants, d'améliorer leurs conditions de vie et de défendre à l'Université le libre-examen. Le premier Comité provisoire fut présidé par André Guillery. A cette époque, l'A.G. organisait de nombreuses activités (bals, conférences, concerts...) et elle éditait deux revues : Le Trumeau bissextil et Education de Prince.

En 1909, l'A.G. devient un cercle à part entière disposant d'une assemblée générale et ayant pour objectifs la création d'une Maison des Etudiants et la représentation des étudiants auprès des autorités académiques.

Après la Guerre et la fermeture de l'ULB, l'A.G. traverse une période difficile, celle-ci n'arrivant pas à s'adapter à l'évolution de la population étudiante et à l'apparition d'une conscience facultaire. Cependant, dès 1920, tous les étudiants libre-exaministes inscrits à un cercle facultaire en sont membres. A partir de la moitié des années 20, elle réussit à reprendre sa place de représentation de la communauté estudiantine et de défense du Libre examen.

Au cours des années 50, l'A.G. connut une crise importante, liée au manque de démocratie et de représentativité dans le processus d'élection de ses dirigeants. Certains cercles facultaires avaient d'ailleurs décidé de se distancer de l'Association. Ceci mena à sa dissolution en 1959. L'A.G. réapparait dans les années 60, mais elle est toujours en crise, avec des comités intérimaires et des problèmes de comptes. De nombreux cercles réclament des réformes et même la création de nouveaux organismes représentant les étudiants. En janvier 1963, un nouvel organisme est créé : le Parlement Etudiant. Ses membres sont élus par les étudiants des différentes facultés et il a pour objectif d'élire et contrôler le bureau exécutif de l'A.G. Mais au cours de l'année 64-65, le bureau exécutif devient de plus en plus politisé, et le Parlement n'arrive plus à le contrôler à cause d'absentéisme. Ce dernier sera d'ailleurs dissous la même année, laissant le bureau assurer la gestion de l'A.G seul jusqu'à la fin de 1965. Un nouveau bureau sera élu en 1967, avec pour objectif de former un nouveau Parlement, qui verra le jour en avril 1968. Cependant, le bureau qui en découlera ne sera pas très actif. L'association sera définitivement dissoute en 1970.

L'Association des Cercles facultaires créée en 1973 reprend les mêmes objectifs que l'A.G.

BE AULB NA C 0081 · Collectivité · 1947-

Fondé en 1947 par des étudiants de Charleroi et de Thuin, le nom du cercle provient du chant de l'ULB: le Semeur. Le Semeur est un cercle interrégional, ce n'est pas un cercle folklorique proprement dit et il n'organise donc pas de baptême.
Le semeur organise chaque année la Brassicole ainsi qu'un TD de Carnaval.

BE AULB NA C 0037 · Collectivité · 1884 -

Le Cercle Polytechnique (CP) est un cercle facultaire de l’ULB. Sa création remonte au 4 décembre 1884, c'est l'un des cercles étudiants les plus anciens de l’Université. Les documents de création ne sont malheureusement pas arrivés jusqu’à nous, nous laissant uniquement le nom de deux créateurs: Emile Tassel et Oscar Schmidt. La mission du cercle, qui reste inchangée, est de défendre le principe du Libre examen, collaborer à l’enseignement à l’aide de voyages et visites, mais également établir un lien entre les membres. Pendant les premières années, le cercle ne sera pas présidé, jusqu’en 1914, lorsqu’il fallut demander des subsides. C’est Henri Michel qui fût le premier président, laissant son nom dans le cri du CP: “Henri, Volt, Ampère”.

Le CP est un cercle folklorique qui organise chaque année une bleusaille. Étant également un cercle facultaire, le baptême n’est pas obligatoire pour pouvoir participer aux activités du cercle ou pouvoir y devenir administrateur·ice. Voici certains évènements organisés par le cercle: la Nuit Polytechnique (depuis 1926), des vacances au ski, un banquet nommé la Sainte Barbe chaque 4 décembre, des jobdays, les 6h Cuistax (depuis 1988), voyages à Peyresq, le Festival de la chanson Estudiantine (depuis 1975), TD, pré-TD, une revue (depuis 1888), conférences et sorties culturelles. D’autres organes sont rattachés au cercle, comme par exemple l’Ordre de la Grande Molette (depuis 1965), la Ludothèque (depuis 1992), ou encore la Guilde Polytechnique, organe chantant du CP.

Le CP dispose d’un journal, l’Engrenage, qui paraît depuis 1965 quelques fois par an pour des occasions spéciales. Auparavant, le CP sortait également la REP (Revue Étudiante Polytechnique, qui a commencé en 1921) ayant pour but d’expliquer des points abordés trop rapidement en cours.

Les cercles de l’ULB utilisent de nombreux symboles, c’est également le cas du CP, qui utilise la couleur noire, la molette, le Zéphyrin (dit le plus grand et plus petit poil du CP), la Sainte Barbe, les boulons, …

BE AULB NA C 0357 · Collectivité · 1846-1961

Le Parti libéral a été fusionné pour créer le Parti de la libérté et du progrès en 1961.

BE AULB NA C 0353 · Collectivité · 1993

Le Comité est né à l’ULB de la rencontre entre des étudiants en journalisme parti dans un camp de Croatie et d’autres, issus de divers horizons, préoccupés par la situation en ex-Yougoslavie

BE AULB NA C 0351 · Collectivité · 1966 - 1979

Le TPO est un parti politique d'extrême gauche belge. Il change de nom en 1979 pour devenir Parti du travail en Belgique (PTB)

BE AULB NA C 0347 · Collectivité

Mouvement pacifiste ayant pour but la paix, la fin de la guerre au Vietnam, l'abolition des pactes militaires.

BE AULB NA C 0344 · Collectivité · 1939 -

Créée en 1939 par des militants révolutionnaires juifs, Solidarité juive, (Sol) s’est associée en 1969 à l’Union Sportive des Jeunes Juifs (USJJ), à l’Amicale des Moniteurs de ses colonies de vacances, ainsi qu’au Comité des Parents et Amis de l’Union des Jeunes Juifs Progressistes, pour former l’UPJB.

BE AULB NA C 0334 · Collectivité · s.d.

"Coordination libertaire à l'ULB"

BE AULB NA C 0251 · Collectivité · 1970 -

Groupe de réflexion et d'action composé de représentants de cercles d'étudiants et de membres du Conseil d'administration de l'ULB. Il s'engage à lutter pour la défense des droits de la population bruxelloise et de la périphérie, et pour la liberté linguistique.

BE AULB NA C 0327 · Collectivité · 1973 -

Fondé au cours de l’année académique 1973-1974 par des étudiants de la Faculté de Philosophie, ce comité trouve son origine dans la réforme militaire proposée par Van Den Boeynants

BE AULB NA C 0322 · Collectivité · 1924 -

Le Groupement a été constitué durant l'année académique 1924-1925 sous la présidence de Maurice Bourquin, professeur à l'Université. Le groupe a pour objet de répandre dans l'opinion une connaissance plus approfondie des principes de la Société des Nations.

BE AULB NA C 0323 · Collectivité · 1925 -

Créé en 1925 par l'étudiant en médecine L. Flion pour regrouper les étudiants qui s'intéressent aux questions coloniales.

BE AULB NA C 0320 · Collectivité · 1974 -

Créé en 1974, le Front de la jeunesse s'est constitué autour de la revue "Europe-magazine". Le FJ s'est ensuite implanté dans les autres universités.

BE AULB NA C 0319 · Collectivité · 1997 -

Créé en 1997, le Cercle républicain a pour but de défendre et de promouvoir les valeurs républicaines de liberté, d'égalité, de solidarité et de laïcité. Les conférences représentent la majeure partie des activités du cercle.